Blandeen https://www.blandeen.com/ Wed, 10 Apr 2024 13:43:19 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.5.7 https://www.blandeen.com/wp-content/uploads/2023/08/cropped-blandeen-graphiste-studio-creatifs-ressources-freebies-freelance-graphisme-design-32x32.png Blandeen https://www.blandeen.com/ 32 32 162134801 Relativiser face au marketing culpabilisant https://www.blandeen.com/relativiser-marketing-culpabilisant-vente/ Fri, 03 Nov 2023 17:51:32 +0000 https://www.blandeen.com/?p=13132 L’article Relativiser face au marketing culpabilisant est apparu en premier sur Blandeen.

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Haaa ce bon vieux marketing culpabilisant pour vendre ! 🥴 Il suffit d’être dans une mauvaise passe ou dans un mood de doutes… et bam on achète.

Le marketing culpabilisant, qu'est-ce que c'est ?

♣ Celui qui nous promet la résolution de choses bien bien difficiles à atteindre (secrètement vous avez honte de ne pas être capable d’y arriver) et de manière immédiate.
♣ Celui qui nous titille notre peur du manque bien comme il faut (et vas-y qu’on mise à fond sur la comparaison, la performance…).
♣ Celui qui a pour but de nous faire comprendre qu’on a rien compris au business et qu’il est temps de se reprendre en main pour réussir.
♣ Celui qui ne s’adapte pas au cas par cas, qui fait d’une réussite un cas général sans prendre en compte tous les paramètres (votre environnement, vos ressources, votre personnalité, votre état mental, et j’en passe…)

Quelques exemples de tournures de vente

♠  » Votre discrétion sur LinkedIn vous coute beaucoup d’argent. Je suis là pour vous sortir de l’ombre. »
♠  » Tu peux créer une conversion prospect avec n’importe qui. Il te suffit d’avoir ma méthode. « 
♠  » C’est possible de publier un Reels par jour sans y passer des heures. « 
♠  » Vous avez absolument besoin d’une identité visuelle pour réussir. « 

Comment résister face au marketing culpabilisant ?

♥ Vous faire un câlin et un compliment tout de suite sur ce que vous faites de bien.

♥ Respirer un bon coup et vous dire que vous n’avez surement pas besoin de faire ce qu’on vous pousse à faire.

♥ Chaque personne est différente, avec ses forces et ses faiblesses, son rythme et ses ambitions. Optez pour des services qui peuvent s’adapter à vous au lieu de vouloir vous changer intégralement !

♥ Il n’y a aucune solution miracle, potion magique ou incantation qui vous aidera à régler instantanément un problème profond. Cela prend du temps et de l’exploration, quoiqu’il arrive.

🥰 Le compliment que je me répète en boucle : « Tu fais tellement de choses, tu as parcouru des montagnes. Laisse toi respirer 💋 »

Apprivoiser et appliquer

les droits d’auteur

Lassé(e) de ne pas réellement comprendre comment utiliser et implémenter les droits d’auteur pour ton studio ?

Je te propose un programme complet étudié pour les graphistes indépendants : valeur du design, templates simplifiés et exemples de contrats, vidéos pour t’accompagner pas à pas dans ton apprentissage, exercices personnalisés, méthodes de calcul en fonction des projets et des clients, achat de licences, mise à jour de ton process client… tout y passe !

J'embarque !

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La crème des Vlogs pour les créatifs https://www.blandeen.com/creme-selection-vlogs-creatifs/ Wed, 09 Nov 2022 09:52:09 +0000 https://www.blandeen.com/?p=12536 L’article La crème des Vlogs pour les créatifs est apparu en premier sur Blandeen.

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Je vous propose dans cet article un contenu un peu différent de d’habitude mais qui me tient très à cœur. Ma passion pour les Vlogs remontent à des années. J’en regarde toutes les semaines et clairement je ne m’en lasse pas. Au fil des années je me suis faite une petite sélection de favoris. Je vous les partage aujourd’hui !

Si vous avez d’autres références de Vlogs, n’hésitez pas à me contacter pour me les partager, je suis toujours en recherche de nouveautés.

C'est quoi un Vlog ?

Le terme Vlog vient de la fusion entre deux mots : blog et vidéo. Il décrit plutôt bien ce qu’un vlog représente. C’est un moyen de raconter quelque chose, documenter un évènement ou couvrir une thématique, mais sous la forme d’une vidéo. Généralement le vlog suit une personne dans son quotidien (qu’il soit pro ou perso) pendant une journée, une semaine… Le temps de chaque vlog est variable, cela peut être 60 secondes comme 60mn ! Tout dépend de la plateforme qui l’héberge et des limites que se fixe la créatrice/le créateur.
Des vlog de créatifs montreront principalement les aventures d’un studio graphique ou d’illustration, avec un angle et un style différent en fonction de la personne.

L'intérêt d'un Vlog

Même si le montage est réfléchi et le contenu trié par la personne faisant les vlog, il y a une connexion intime qui se crée avec le spectateur. Cela permet de donner une image différente d’un(e) designer ou d’un(e) créa. On se rend compte plus clairement que tout le monde vit parfois les mêmes galères et c’est rassurant. Il y a un côté très humain dans les vlogs.
Ces vidéos sont aussi inspirantes. On découvre le process créatif de ces personnes, leur lieu de travail, des anecdotes enrichissantes, leur matériel (…) Le montage apporte une touche supplémentaire à l’expérience : les musiques, transitions, éléments graphiques nous embarquent complètement avec le créatif.

Ma sélection de Vlogs

Cette sélection regroupe les personnes que je regarde le plus, pour certains de vrais coups de cœur, anglophones et francophones. Je te fais une petite prez’ pour chacune afin de mieux les connaître.

Furry Little Peach

Sha’an est une illustratrice et auteure australienne à l’univers enfantin et coloré. Dans ses vlogs, elle nous embarque dans les coulisses de son studio (visite d’atelier, projets, process, shop, préparation de commandes…) avec beaucoup de good vibes. Elle est simple, touchante et inspirante. Sa dose de créativité est sans limite.

Leigh Ellexson

Leigh est une illustratrice américaine à l’humour décalé et un brin piquant. Elle publie un vlog par mois en moyenne dans lequel elle nous montre le process de ses différentes créations (peintures, dessins…), ses inspirations du moment, le fonctionnement de son Patreon, sa recherche de fournisseurs… Une de mes vlogueuses pref !

Kitesy Martin

Après avoir travaillée pour des grandes maisons comme Balenciaga et Balmain, elle créé son studio de design global (et plus particulièrement de bijoux) baptisé Kitesy Martin courant 2018. Par le biais de ses vlogs, nous la suivons dans ses aventures entrepreneuriales. Nous découvrons les process de création de ses différentes collections, les responsabilités d’une marque qui grandit, la gestion des commandes… Une expérience immersive passionnante et réaliste !

Paloma the Peach

Paloma est une illustratrice américaine à l’univers un brin kawai. Elle travaille pour des clients tout en gérant sa boutique en ligne et son Patreon. Grâce à ses vlogs nous découvrons des tips pour créer une boutique, comment développer son style, les aléas de la vie d’illustratrice… Cette créatrice a souvent les émotions en ébullition et n’a pas peur d’en parler. Mention spéciale pour ses animaux de compagnie beaucoup trop cute.

Pépin de Lune

Maéna est une illustratrice et graphiste indépendante française. Ses vlogs sont ultra feel good et simples. Elle nous montre une vision tout à fait réaliste de la vie d’indépendant, avec ses doutes, ses problématiques et ses belles victoires. C’est très déculpabilisant ! Elle aborde beaucoup de questions telles que la confiance en soi, la santé mentale et le syndrome de l’imposteur. Je l’adore 🙂

Ectomorphe

Prénommée Louisa, cette illustratrice française nous embarque dans ses journées aussi cool que difficiles grâce à ses vlogs. Nous y découvrons ses changements de vie pro (passage de micro entreprise à société) et perso, ses voyages inspirants, ses incertitudes et ses victoires, mais aussi comment elle fait évoluer son style illustratif. Elle a récemment créé une formation en collaboration avec Domestika dont elle parle à plusieurs reprises.

Fran Meneses

Les vlogs de Fran sont une réelle fusion entre sa vie pro d’illustratrice et sa vie perso. Elle nous partage sans filtre son quotidien avec beaucoup d’humour et de second degré. On y découvre ses inspirations créatives, ses coups de cœur, ses petites routines, ses coups de gueule. Elle fait régulièrement des FAQ très intéressantes pour partager ses expériences et conseils. Elle est géniale !

Dani Conor Wild

Dani est une photographe de la faune et de la flore sauvage autrefois zoologiste. Elle a décidé de se lancer dans la grande aventure de l’indépendance il y a peu, en s’installant en Suède. Elle nous montre comment elle réalise ses clichés magiques d’animaux, quel matériel elle utilise… Les vlogs sont magnifiques avec des paysages à couper le souffle. Elle nous donnerait presque envie de se perdre au fin fond de la Suède.

Katnipp

D’origine américaine, Megan est une designer graphique indépendante depuis plusieurs années. Son univers est très feel good. Elle partage son quotidien pro (avec une touche de perso) dans ses vlogs. Elle nous montre des call clients, les coulisses de photoshoots (elle a une spécialisation en photo), des work in progress de projets… Elle nous livre également ses ressentis sur la gestion de son business avec beaucoup de transparence et ça fait du bien !

L'Anasonge

Lana s’est lancée dans l’illustration à son compte en 2020 et a décidé d’en faire directement son activité principale. Passionnée de montage et de vidéo, elle a choisi de faire des vlogs pour documenter son parcours et ses progrès : recherche de style, développement de son activité, aménagement de son studio… Elle nous raconte tout. C’est très intéressant de voir son évolution et comment elle réussit à s’affirmer.

L'Escargot Papier

Cette libraire américaine nous embarque dans son univers poétique rempli de livres et d’objets anciens. Ses vlogs sont comme un moment suspendu dans le temps. Pas de process créatif ni de gestion de business dans ses vidéos, juste un moment presque méditatif dans son quotidien pro au rythme lent et doux.

Karin Bohn

Karin est architecte d’origine canadienne. Elle a créé son agence « House of Bohn » en 2009. Elle a commencé seule aux manettes de sa boite avant de grandir et de créer une structure connue à l’international. Son parcours est assez dingue ! Ses vlogs nous embarque dans son quotidien de cheffe d’entreprise très sollicitée : suivi de chantier, call client, choix de matériaux et fournisseurs pour ses projets… On ne s’ennuie pas.

D'autres suggestions si vous n'en avez pas assez !

Voici une liste de personnes que je regarde de temps à autre et qui pourraient peut être t’intéresser aussi. Elles sont majoritairement anglophones. N’hésite pas à me partager tes reco par email, je les ajouterai ici avec plaisir.

Sara Faber
Laura Travel Book (petite nouvelle dans le game !)
Shantanu Kumar
Kati Mai
Maisy Leigh
Cheyenne Barton
Love Soup
Fizz and Flourish
Mimimoo

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Aux droits d’auteur

Lassé(e) de ne pas réellement comprendre comment utiliser et implémenter les droits d’auteur pour ton studio ?

Je te propose un programme complet étudié pour les graphistes indépendants : valeur du design, templates simplifiés et exemples de contrats, vidéos pour t’accompagner pas à pas dans ton apprentissage, exercices personnalisés, méthodes de calcul en fonction des projets et des clients, achat de licences, mise à jour de ton process client… tout y passe !

J'embarque !

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Droits d’auteur et design graphique https://www.blandeen.com/droits-dauteur-et-design-graphique/ Thu, 25 Mar 2021 13:38:26 +0000 https://www.blandeen.com/?p=12450 L’article Droits d’auteur et design graphique est apparu en premier sur Blandeen.

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A l’heure où Internet permet à tous d’enregistrer puis partager une quantité de ressources infinie, les droits d’auteur viennent poser des limites à ce que nous pouvons faire ou non. Plagiat, vol, sous-traitance bancale des agences, utilisation de créations sans créditer l’auteur ou son ayant-droit* sont plus que récurrents, et cela provoque régulièrement la colère des designers (à juste titre).
Les droits d’auteur commencent tout juste à prendre leur place et ils vont probablement déployer toute leur puissance dans les années à venir.
Je vous propose aujourd’hui un article d’introduction à ce sujet pour récapituler quelques fondamentaux.

Designer graphique = auteur

Les droits d’auteur sont des droits attribués aux créateurs d’œuvres de l’esprit. Un designer/graphiste est considéré comme auteur, car il crée des œuvres graphiques originales.
Seule la personne à l’origine d’une création est désignée comme « auteur ». Les droits d’auteur ne protège pas les idées et les concepts, seulement les créations. Un client n’a donc pas de droits d’auteur sur les idées qu’ils vous proposent et il est nécessaire de lui céder des droits (par forcément tous) par un accord écrit pour lui permettre d’exploiter vos créations graphiques.
Note importante : tout le contenu de cet article concerne le droit d’auteur français uniquement. Pour bénéficier de ce droit, il est nécessaire d’avoir une entreprise immatriculée en France et/ou d’être de nationalité française.

Histoire des droits d'auteur

Les droits d’auteur ne sont pas jeunes. Nés à l’époque de la révolution française, il ne cesse d’évoluer, s’adapter, et se transformer au grès des évolutions technologiques et économiques.
Ils sont composés de deux catégories différentes : les droits moraux et les droits patrimoniaux.

Deux catégories de droits

Les droits moraux protègent le lien entre le créateur et sa création. Ils permettent de préserver la personnalité du créateur, ses intentions, ses valeurs. Ces droits sont perpétuels et inaliénables, c’est à dire qu’ils ne pourront jamais être cédés dans le cadre d’un contrat de cession, et ce pendant toute la vie du créateur.
Les droits patrimoniaux sont quant à eux économiques. Ce sont eux que vous allez céder à vos clients pour encadrer l’utilisation, la durée (…), en fonction de l’exploitation qu’ils voudront en faire. Il est tout à fait possible de ne céder que quelques droits pour une création et ainsi de moduler la rémunération.

Les fonctions des droits d'auteur

Les droits d’auteur, au delà de leur aspect rémunérateur, sont avant tout un excellent moyen de poser des limites et de montrer que vous connaissez la valeur et l’impact de votre travail.
Ils permettent d’établir un lien juste et transparent entre un client et son designer. Ils permettent aussi de créer un espace de confiance et d’éviter la frustration d’un coté comme de l’autre. Exemple : si une illustration est créée pour être utilisée dans une brochure, elle ne pourra pas l’être sur d’autres supports. Si le client désire le faire, il est important qu’il se tourne vers vous.
Enfin, une chose dont on parle peu, c’est que les droits d’auteur sont aussi d’une grande utilité pour le client. Une fois détenteur de droits, votre client bénéficie du pouvoir de déposer les créations, et d’agir contre le plagiat. Il peut même se défendre contre des accusations de plagiat tournées contre lui.

Un gif chat, ça marche toujours

Formation droits d’auteur pour designer indépendant

Se reconnecter à la valeur de son travail

Le contrat de cession de droits

Le contrat est là pour officialiser la cession de certains droits sur une création, et de préciser les utilisations/modifications qui seront autorisées par le client.
Elle n’a pas nécessairement besoin d’être complexe, l’essentiel c’est qu’elle soit claire et conforme au droit français.

Introduire les droits d'auteur pour un graphiste

Ce que je dis souvent aux élèves de ma formation sur le droit d’auteur (et pas que, d’ailleurs), c’est qu’il est important d’apprendre et maitriser la partie théorique avant de pouvoir exploiter son plein potentiel dans la pratique. En l’introduisant complètement à votre parcours client, il deviendra naturel pour vous de l’utiliser et de le facturer.
Ma philosophie : être indulgent et voir le droit d’auteur comme une étape de métamorphose quand on est designer. C’est un palier autant pour vous que pour votre studio.
Plus vous rédigerez des cessions, plus vous prendrez conscience de son effet booster.

Woop woop

Bonus pour les curieux

Pour toutes les personnes curieuses d’en apprendre plus sur les droits d’auteur dans le design graphique. J’ai réalisé un document gratuit regroupant 20 questions courantes sur les droits d’auteur : il est à explorer ici.
Se former maintenant

Au droit d’auteur

Lassé(e) de ne pas comprendre concrètement comment utiliser le droit d’auteur ? Je te propose une formation complète étudiée pour les graphistes indépendants : exemples du quotidien de graphiste indépendant, templates simplifiés de contrats, vidéos pour t’accompagner pas à pas dans ton apprentissage, un livret avec des méthodes pour calculer le prix de tes droits en fonction des projets…

Tu peux faire cette formation à ton rythme, où tu veux et quand tu veux. Le bonus ? Tu as accès aux mises à jour à vie, le tout gratuitement.

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Comment débrancher du boulot quand on travaille chez soi ? https://www.blandeen.com/debrancher-du-boulot-graphiste-independant/ Mon, 15 Jun 2020 17:29:44 +0000 https://www.blandeen.com/?p=12318 L’article Comment débrancher du boulot quand on travaille chez soi ? est apparu en premier sur Blandeen.

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Diriger son entreprise et débrancher du boulot… dur dur ! Souvent, alors que je suis censée débrancher, j’ai envie de mettre la main à la patte. Dans ma tête les choses commencent à tourner à 100 à l’heure. Maintenant, je me rends rapidement compte qu’il est nécessaire de prendre du recul par rapport à ce qui se passe dans mon cerveau, respirer et m’autoriser à débrancher vraiment. Le bien-être mental est primordial pour rester inspiré(e), épanoui(e) et motivé(e).

Après plusieurs années à tester beaucoup d’idées pour me recentrer et prendre du recul sur le boulot, je partage un condensé dans lequel tu peux piocher si tu en ressens le besoin. C’est un article qui me tient particulièrement à coeur car je sais ô combien il est difficile de lâcher prise. Sache en tout cas que si tu as du mal à débrancher à l’heure actuelle, tu es humain(e) et c’est normal. Beaucoup de pression tourne autour de nous. Lis cet article jusqu’au bout, je te fais 2/3 confessions qui te feront probablement sourire.

Comprendre la mécanique en marche

Le point de départ avant de mettre en place quoique ce soit est de prendre conscience de ce qui se passe. Voici des questions à se poser, l’une après l’autre, si tu te sens incapable de vraiment débrancher du boulot :

  • Qu’est-ce que je crois devoir faire maintenant au lieu me reposer ?
  • Pourquoi dois-je faire ces choses ?
  • Si un ami était dans la même situation, qu’est ce que je lui dirais ?
  • Est-il possible d’appliquer ses mots et conseils pour moi ?

Se réconcilier avec toi-même c’est devenir ton meilleur ami et savoir te réconforter quand tu en as besoin. 🙂

Apprendre à débrancher

La pression infligée au quotidien t’empêche de débrancher du boulot et te fais beaucoup de mal. Elle grignote ton sommeil, ta créativité, ta confiance. Je ne vais pas y aller par quatre chemins… il est temps de lui dire un bon gros merde. En étant ton meilleur allié, tu as la possibilité de renverser la vapeur en changeant ta perception sur ce qui t’entoure et ce que tu fais.

Parler du problème

Quand tu as le sentiment que tu n’arrives pas à décrocher du boulot, n’hésite pas à le formuler de vive voix à un proche, ou de te tourner vers un thérapeute. C’est libérateur !

Prendre conscience de la masse de travail créée chaque jour et se féliciter

Souvent, on ne se rend pas compte de toutes les tâches accomplies. On ne voit que ce que l’on ne fait pas… par rapport aux autres. Sur quelle échelle s’appuit-on dans ce cas ? Quelle référence ? Connait-on vraiment la vie des gens avec lesquels on se compare ? Laisse la satisfaction de tout le travail accompli monter en toi, oublie les autres. Oublie Instagram ou Pinterest. Cela parait tout bête, mais ça fait un bien fou (rien qu’en l’écrivant ça me fait du bien d’ailleurs !).

Etre patient(e) !

Je crois que celui-ci j’ai encore du mal à l’appliquer, et pourtant c’est d’une importance capitale. Rien n’est instantané même si on aimerait très fort que cela soit le cas. Parfois, des choses prennent 6 mois à se mettre en place, voire plus. Tu récolteras ce que tu sèmes tôt ou tard.

Coller une citation déculpabilisante sur son frigo

Et la relire dès que nécessaire. Pense à la changer de temps à autre pour garder l’effet énergisant. C’est la piqure de rappel dont on a toujours besoin et c’est à porté de main !

Oublier un dicton bien connu

« Le temps c’est de l’argent »… et bien j’ai tout bonnement envie de dire non. Cette phrase qu’on entend en permanence est un non-sens et tellement culpabilisante. Le temps, c’est du temps, pas une monnaie.

Créer un espace 100% repos chez soi

Lorsqu’on travaille chez soi, ce qui est le cas de beaucoup de graphistes indépendants, il est très difficile de séparer le pro du perso. Notre cerveau est constamment branché en mode ON. Il est facile de se sentir étouffé(e) les jours de repos et le weekend, comme si on était happé inconsciemment par le travail.

Pendant mes récentes vacances, je tournais beaucoup en rond les premiers jours, n’arrivant pas à profiter de ce temps de repos que je m’étais accordée. Mon bureau était si proche, j’avais en tête toutes les taches que je devais faire après mes vacances.

J’ai réfléchi et mis en place quelque chose qui a radicalement changé les choses : j’ai créé un espace dédié à la détente.

Comment en créer un ?
  • Ton espace de détente doit être un lieu où seul le repos et les activités que tu aimes sont autorisés : lecture, méditation, sieste…
  • Apporte lui tout le confort et le bien être nécessaire pour recharger les batteries : coussins, plaid, plantes, bougies, déco qui te plait…
  • L’espace n’a pas à être « instagramable » ou incroyable, l’essentiel est de s’y sentir bien, car il est juste pour toi.
  • C’est un work in progress permanent. Tu peux l’agrémenter au fur et à mesure de choses qui te plaisent, le changer au fil du temps.
  • Cet espace doit t’être réservé, pas de partage, c’est ton sanctuaire de détente.
  • Respire profondément, prends conscience de ton souffle, relâche la pression, ferme les yeux.

Depuis je vois cet espace comme mon refuge, un lieu pour me recentrer dans le présent, et les remous de mon mental agité disparaissent. Je me sens beaucoup plus détendue.

Créer des rituels cool

Créer des rituels dans une journée classique permet d’ancrer le repos comme une habitude à prendre. Je t’embarque dans mon quotidien pour te donner quelques exemples concrets et t’inspirer si tu le souhaites.

Papoter sur le coworking virtuel 

Le matin, avant de me mettre au boulot, je passe toujours par le coworking virtuel pour dire bonjour aux membres, rigoler un peu. Cela me permet de partir pleine d’énergie. Les jours de moins bien, je n’hésite pas à chercher du soutien et parler de ce qui ne va pas.

La méditation du dej’ 

J’ai fait entrer la méditation dans ma vie il y a 3 ans. Au début, je détestais ça. Dans ma tête c’était le chaos total. Je trouvais que cela ressemblait plus à une torture qu’autre chose et je ne comprenais vraiment pas pourquoi une amie m’avait recommandée de m’y mettre. Désormais je pratique la méditation au moment de ma pause dej pendant 10 minutes, et si cela m’est impossible à cause d’un emploi du temps chargé, je m’accorde 30 à 40 minutes le soir. C’est un moment que j’aime beaucoup.

La méditation est une pratique très personnelle et s’adapte à chacun : techniques, durée… L’essentiel est de se sentir bien.

Livres et applications sur le sujet

Méditer jour après jour de Christophe André (livre audio sur Audible)
Headspace (iOS et Android) en anglais
Mind (iOS et Android) en français
Namatata (iOS et Android) en français
Méditer avec Christophe André (iOS et Android) en français
— Mindful Attitude (iOS et Android) en français

A savoir avant de s’y mettre

Comme toute chose, la méditation n’a pas d’effet magique et immédiat. Elle demande une pratique régulière. Se reconnecter à soi prend du temps.

Clôturer la journée en dansant

Là je vais te révéler ma carte joker, mon petit truc bonheur : danser. Je ne parle pas d’un truc stylé avec des mouvements dignes d’une chorégraphie de Britney Spears, mais bien d’expression corporelle. Ce qui veut dire que ça peut ne ressembler strictement à rien ! L’essentiel pour moi est de bouger, de lâcher les tensions avec une musique qui me donne le sourire. J’aime finir une journée avec une note joyeuse, surtout si elle a été carrément pourrie.

Quelques playlists pour tout donner

Année 90’s power
Disney qui met bien (merci à Denis de graphismapp.com pour cette merveille)
Ultra oldschool

Des paillettes dans ta vie

Découvre la librairie de ressources

Droit d’auteur, trouver son client idéal…

Téléphone : less is more

Le téléphone et toutes ses applications activent souvent le mental et polluent les moments de détente. Si tu utilises Instagram, Pinterest, ou autres dans un cadre professionnel, tu as aussi besoin d’un break de ce côté là. Ces outils sont avant tout un moyen pour toi de prospecter et vendre ton travail, pas une activité pour se faire plaisir.

Mettre de côté son téléphone

Conseil simple et efficace que je pourrais bien entendu te donner, est celui d’utiliser ton téléphone le moins possible pour débrancher du digital. Généralement je le mets dans le tiroir de mon bureau et je ne le touche plus. Tu peux mettre en place des réponses automatiques sur tous tes outils de communications en fonction du moment de la semaine ou de la journée : messages privés Instagram, boites email… Cela permettra à tes correspondants de connaître ton délais de réponse ou se rappeler que les weekends et jours fériés sont des moments sacrés, et que le boulot a des limites. Pour les vacances, cela devient un indispensable à mettre en place.

Option radicale

Une option est possible si tu as envie de séparer radicalement le pro du perso : avoir deux téléphones. Sur le perso tu n’as pas email, applications réseaux sociaux et compagnie, te liant à ton activité professionnelle. Tu restes facilement joignable pour tes proches si besoin.

Les réseaux sociaux, c’est super, mais pas que !

Nous graphistes, sommes souvent sur Instagram, c’est un peu notre réseau social de prédilection. Je vais te faire une confession : s’il y a bien une chose qui me fait tout sauf du bien pendant mes moments de repos, c’est d’aller sur Instagram et voir des publications liées à mon métier, des conseils marketing, et j’en passe. Souvent, la culpabilité monte, monte, et j’en viendrais presque à prendre mon ordinateur pour me mettre au boulot.

Dring dring, sonnette d’alarme ! Les réseaux sociaux débordent de contenu et peuvent parfois donner le tournis. Le monde ne s’arrête que très rarement de tourner. Il est important de prendre du recul, souffler, et ne pas réagir face à cette sensation d’urgence. Tu restes un bon professionnel, même si tu ne bosses pas là maintenant tout de suite.

Depuis peu, j’ai découvert une nouvelle façon d’aborder Instagram. Ne voulant pas m’obliger forcément à ne plus aller dessus, j’ai appris à l’utiliser différemment.

Voici ce que j’ai fait
  • Créer un compte perso en parallèle de mon pro
  • Utiliser uniquement le compte perso pendant les moments OFF
  • Ne suivre dessus que des comptes qui cultivent mes passions : nature, design d’intérieur, food, …
  • Limiter ma consommation à 1h par jour maximum

S’organiser en amont 

Si tu souhaites partager des articles sur ton site ainsi que des publications via tes réseaux pendant les moments OFF, automatise tout avec des logiciels ou app dédiés : Hootsuite, Tailwind, Facebook Creator

Ne pas laisser trainer ses affaires de boulot

Quelques soient tes outils de travail, faire un rangement en fin de semaine ou avant ses vacances est une nécessité. Cela va libérer ton cerveau, et éviter de déclencher des rappels visuels pendant tes moments de repos.

Si tu n’as pas encore de bureau dédié, ou un espace de travail, utilise une grosse boite dans laquelle tu mets toutes tes affaires en rapport avec le boulot. Tu les ranges dans un placard, et hop adieu.

Si tu as un ordinateur fixe, recouvre-le d’un textile, pour ne plus l’avoir sous les yeux en permanence.

Déconnecter avec l'ASMR

J’ai découvert tout récemment les plaisirs de l’ASMR pour se déconnecter du boulot et revenir au moment présent. J’étais un peu sceptique au départ. En explorant et testant, j’ai fini par trouver des choses très chouettes sur le net. Ferme les yeux et laisse toi embarquer. Effet apaisant garanti !

Quelques favoris que je recommande

Afternoon tea
Lectures ASMR
Balades dans jardins botaniques avec Sarah Rayne Oakes (mon favoris)
Conversations avec BehindTheMoon

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Au droit d’auteur

Lassé(e) de ne pas comprendre concrètement comment utiliser le droit d’auteur ? Je te propose une formation complète étudiée pour les graphistes indépendants : exemples du quotidien de graphiste indépendant, templates simplifiés de contrats, vidéos pour t’accompagner pas à pas dans ton apprentissage, un livret avec des méthodes pour calculer le prix de tes droits en fonction des projets…

Tu peux faire cette formation à ton rythme, où tu veux et quand tu veux. Le bonus ? Tu as accès aux mises à jour à vie, le tout gratuitement.

Je me lance !

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Graphiste indépendant : 5 conseils pour la gestion de son entreprise https://www.blandeen.com/gestion-dentreprise-5-conseils-pour-un-graphiste-independant/ Mon, 08 Jun 2020 15:34:07 +0000 https://www.blandeen.com/?p=12176 L’article Graphiste indépendant : 5 conseils pour la gestion de son entreprise est apparu en premier sur Blandeen.

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Que tu te sois lancé(e) il y a longtemps ou non, il y a des indispensables auxquels on ne pense pas ou même que l’on ignore. Aujourd’hui, je ne vais pas te parler de création, de marketing ou encore de stratégie de contenu, mais de choses qui font les fondements d’une activité. Je te propose de faire un petit check up ensemble des indispensables à connaitre d’un point de vue gestion administrative et organisation quand on est graphiste indépendant. C’est partiiiiii ! 🙂

Des templates administratif à jour : devis et facture

Si tu génères toi-même les devis et factures pour tes projets, il est nécessaire d’être 100% au point sur les éléments obligatoires à faire figurer dessus. Des sanctions pour infraction aux règles de facturation ont été renforcées en 2019.  Une amende de 15€ par mention manquante a été instaurée. Ainsi, ton client a le droit de signaler ta facture, s’il découvre qu’elle est incomplète. Pour palier à ce souci, je te propose un récap de quelques éléments souvent oubliés, et pourtant importants.

Pour un devis

Il y a quelques temps, j’ai rédigé un document PDF de 13 pages pour t’apprendre à créer des devis tip top et complets, avec aussi plein de conseils juridiques pour céder tes droits d’auteur : je te propose de le télécharger ici.

Pour une facture

  • Un numéro unique par facture pour garantir un suivi optimal. Exemple de nomenclature : F-date-client-projet
  • Une mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » à placer dans les notes si tu ne factures pas la TVA (c’est à dire en hors taxe).
  • Si tu factures la TVA, mettre le numéro de TVA du client ainsi que le tien pour les factures de 150€ HT ou plus.
  • Le montant de l’acompte versé si tu en as demandé un avant le démarrage du projet.
  • Un délai de paiement (voir ci-dessous le détail) et une date à laquelle le règlement doit intervenir au plus tard.
  • Une mention dans les notes concernant les pénalités de retard (tu peux en demander en cas de non-paiement à la date de règlement sans qu’un rappel soit nécessaire) : « Tout retard de paiement donnera lieu à des intérêts de retard aux taux minimal autorisé par l’article L441-6 du Code de Commerce, soit trois fois le taux d’intérêt légal, exigibles de plein droit, sans rappel, calculés sur le montant hors taxe.« 
  • Une mention dans les notes du montant de l’indemnité forfaitaire de 40€ pour frais de recouvrement due au créancier en cas de retard de paiement.
  • Pour les artisans et auto-entrepreneurs ayant une activité d’artisanat, il est nécessaire de mettre la référence de la RC pro (assurance Responsabilité civile professionnelle) et le nom de l’assureur.
  • Le numéro au Répertoire des métiers pour les artisans et auto-entrepreneurs ayant une activité d’artisanat.
  • Le numéro RCS (registre commerce et société) pour les commerçants, et le nom de la ville où se trouve le greffe d’immatriculation.
Rappels :

→  Si ton entreprise est en cours d’immatriculation et que tu dois facturer avant réception de ton n° de Siret, pense à mentionner « Siret en cours d’attribution ».
→ Les factures sont à conserver pendant 10 ans, en format papier ou numérique, en cas de besoin comptable.
→ Tu n’as pas obligation de détailler une facture si ton devis signé comportait déjà toutes les informations liées aux prestations.

Délais légaux de paiement
  • Comptant, c’est à dire que le client a l’obligation de payer la prestation le jour de la réalisation.
  • A réception de facture, souvent avec un délai d’au moins une semaine.
  • A 30 jours suivant la date d’émission de facture (le plus courant).
  • A 60 jours suivant la date d’émission de la facture (délais long que je ne recommande pas du tout pour le bien être de l’entreprise).
  • A 45 jours à partir de la fin du mois, c’est à dire que si vous émettez votre facture en début de mois, elle ne sera prise en compte qu’en fait de mois puis payée dans un délai de 45 jours (non c’est pas dingue!).
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S'organiser avec un outil simple

En terme d’organisation, j’ai testé un max de choses et acheté des tonnes d’agenda ou carnet, mais je n’ai jamais vraiment réussi à accrocher au concept… jusqu’à ma découverte de Google Agenda. Il faut noter que je me sers de Gmail depuis des années pour échanger avec mes clients, et je n’avais jamais mis le nez dans l’Agenda de Google, jusqu’à l’année dernière. Pourquoi, je ne sais pas !

Détails de mon organisation
  • Chaque vendredi, je fais le planning de la semaine suivante.
  • Je crée des plages horaires avec mes taches ou rdv, et je leur attribue une couleur différente en fonction de leurs natures.
  • Je mets des rappels sur les rendus importants et les rdv, pour être toujours dans les temps.
  • Je note tous les retours d’une création directement dans la tache à faire, afin d’avoir un suivi rapide.
  • A la fin de la journée, je change de couleur chaque taches pour signifier si c’est fait. Mon code couleur : rouge si c’est non fait, orange si c’est partiellement fait, vert si c’est fait.
Vert : Les taches faites
Orange : Les taches en cours, non terminées
Rouge : les taches non commencées

Ci-dessus un exemple de planning hebdomadaire réalisé sous Google Agenda, avec les différentes couleurs. Lorsque je crée mes tâches de la semaine suivante le vendredi après-midi, je prends en compte toutes les tâches commencées et non terminées, ainsi que celles au point zéro. Elles passent généralement en priorité !

Mettre en place un suivi des factures émises

Que tu sois en entreprise individuelle (auto-entrepreneur, EIRL, artiste/auteur) ou dirigeant d’une société, il est nécessaire de tenir un suivi de tes factures émises.

Voici mes conseils pour créer un document clair et efficace :
  • Créer une feuille de calcul sur Excel ou Google Sheets
  • Prépare 6 colonnes pour chaque facture à lister : N° de facture, nom client, montant, date limite de règlement, statut, Urssaf à payer, Déclaré
  • Dans la partie « statut », note en fonction du cas de figure : en attente de règlement, payé, retard
  • Dans la partie « Urssaf à payer », note le montant que tu devras déclarer une fois la facturé réglée
  • Dans la partie « Déclaré », note si tu as déclaré ou non la facture en question

Savoir relancer les factures impayées

Quand tu vois sur ton document de suivi qu’un règlement est en retard, il est temps de réagir ! Pour cela, tu as plusieurs solutions. Je te les ai classé par ordre de gravité.

  • Faire une voire deux relances par email. Je te conseille de préparer un modèle tout fait de relance pour pouvoir gagner un maximum de temps.
  • Relancer par téléphone ou en message vocal Whatsapp. Là tu prends les choses en main de vive voix, cela permet souvent de débloquer beaucoup plus rapidement le problème. N’est pas peur de le faire, tu es dans ton bon droit !
  • Envoyer une lettre de mise en demeure et demander la régularisation de la situation. Ici on passe aux choses sérieuses, car c’est une solution qui vient après plusieurs relances emails et téléphoniques.
Conseil efficace

Envoi un email à ton client une semaine avant l’expiration d’une facture, afin de lui rappeler qu’il doit te régler rapidement. Cela permettra d’anticiper le problème, et te soulager !

Des contrats de cession de droits conformes

En France, nous avons la chance d’avoir un Code de la Propriété Intellectuelle, contenant une loi relative aux droits d’auteur des oeuvres graphiques et artistique. Un graphiste bénéficie ainsi de droits d’auteur sur chacune des créations originales qu’il réalise, que ce soit pour lui ou ses clients.

« L’auteur d’une oeuvre de l’esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. » > article L.111-1 du Code de la propriété intellectuelle

A chaque commande réalisée pour un client, il est nécessaire de céder certains droits afin de lui permettre d’exploiter les créations concernées. Pour cela, un contrat de cession de droits doit être rédigé. Afin de ne pas utiliser un document caduque et proposer un service de qualité à ton client, je te recommande vivement de faire attention à ce que tu peux trouver sur internet.

Un contrat de cession de droits d’auteur doit être précis et lister les éléments suivants :

  • Date et N° de référence du contrat
  • Les coordonnées du graphiste, dit « le cédant »
  • Les coordonnées du client, dit « le cessionnaire »
  • La ou les créations concernées
  • Les droits cédés
  • Les utilisations et limites d’exploitation
  • L’étendue géographique de cession
  • La durée de cession
  • La rémunération des droits (tu peux choisir de te rémunérer ou de les céder à titre gratuit)
  • Une signature des deux parties

Le droit d’auteur étant un sujet flou et complexe, j’ai créé une formation spéciale où je t’apprends à créer des cessions simplifiées, conformes et précises. Si tu veux comprendre la valeur ajoutée de tes créations, maitriser les méthodes de calcul de tes droits d’auteur, créer une relation respectueuse et saine avec tes clients, le tout avec des exemples concrets de la vie de graphiste… tu n’as plus qu’à me rejoindre dans l’aventure !

Rappel important

Céder ses droits en illimité ou sur des supports futurs, est juridiquement caduque. Il est nécessaire de poser des limites claires et un cadre pour chaque contrat de cession.

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Voici de jolis visuels pour toi !

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Au droit d’auteur

Lassé(e) de ne pas comprendre concrètement comment utiliser le droit d’auteur ? Je te propose une formation complète étudiée pour les graphistes indépendants : exemples du quotidien de graphiste indépendant, templates simplifiés de contrats, vidéos pour t’accompagner pas à pas dans ton apprentissage, un livret avec des méthodes pour calculer le prix de tes droits en fonction des projets…

Tu peux faire cette formation à ton rythme, où tu veux et quand tu veux. Le bonus ? Tu as accès aux mises à jour à vie, le tout gratuitement.

Je me lance !

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Designers indépendant(e)s : 11 étapes pour un business structuré https://www.blandeen.com/designers-independants-11-etapes-pour-un-business-structure/ Mon, 22 Jul 2019 15:12:30 +0000 https://www.blandeen.com/?p=2703 L’article Designers indépendant(e)s : 11 étapes pour un business structuré est apparu en premier sur Blandeen.

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Echangeant avec des freelances sur instagram en MP ou via le co-working virtuel de Blandeen, j’ai constaté que structurer leur business est souvent flou et/ou difficile. Par quoi commencer ? Ai-je besoin d’un site internet ? Instagram aide-t-il a trouver des clients ? Comment faire un devis ? Comment céder mes droits d’auteur à chaque projet ?

Se poser 500 questions par jour concernant ta vie professionnelle est chose commune. Il n’y a pas de guide officiel pour naviguer en eaux sûres pour un(e) graphiste freelance et c’est rarement à l’école que l’on apprend à diriger son studio. Tu pars donc à l’aventure ! Souvent, on commence par un bureau dans sa propre chambre plutôt que dans un atelier d’artiste de 100m², et les fins de mois ne sont pas toujours évidentes.

Si tu es nouveau ou nouvelle par ici, je te replante un peu le décors. J’ai démarré mon business il y a 9 ans en tant que graphiste et j’ai vécu de belles opportunités comme des moments très difficiles. Il y a tout juste 2 ans, j’ai restructuré complètement mon activité après une dépression. Cette épreuve a été un véritable électrochoc dans ma vie professionnelle. Je ne pouvais plus supporter le manque de rigueur dans mon processus de travail, la gestion financière bancale de mon entreprise et le manque de vision à long terme.

Comme tu peux le constater, il n’est jamais trop tard pour repartir sur des bases plus solides. Faire des erreurs est normal, cela permet d’apprendre. Connaître la galère est une situation beaucoup plus classique qu’on ne le dit, surtout en étant indépendant. D’ailleurs, la méthode que je te livre aujourd’hui me sert beaucoup actuellement. Suite à ma restructuration réalisée il y a 2 ans, mon activité a vraiment décollée et j’ai décidé de monter un nouveau studio.

Dans cet article, j’ai décidé de te livrer les 11 étapes qui vont te permettre aussi de structurer ton activité, maîtriser tes outils de communication, et poser des objectifs clairs.

Définir un socle stratégique

S’il y a bien une chose qui est décisive dans un business, c’est une stratégie. Pas n’importe laquelle : celle qui va te permettre de ne pas te noyer au milieu de la masse. La majorité des créatifs réussissant dans leur activité sont ceux qui ont défini 3 pivots essentiels : une niche, un positionnement, une offre. Ceci est la base d’une stratégie de développement commercial.

  • La niche : trouver le type de client idéal (et de projet idéal, par extension) avec lequel tu souhaites travailler. Comment faire ? Je te propose quelques questions pour te mettre sur la voie : dans quel autre domaine te sens-tu passionné(e), légitime et en confiance, hormis le graphisme ? Est-ce un marché rémunérateur ? Les acteurs de ce domaine sont-il à ta portée (physique ou virtuelle) ? Si oui, étudie les possibilités de ce micro-marché de fond en comble. Tu as trouvé ta niche.
  • Le positionnement : généralement, tu te positionnes en fonction de ta cible et de la concurrence. Comment veux-tu être identifié dans l’esprit de tes futurs clients face à tes concurrents ? Par la gamme (ex : haut-de-gamme/luxe), ton style (ex : très coloré), une prestation en particulier (ex : e-commerce) ?
  • L’offre et le discours : en fonction de ta niche et de ton positionnement, tu vas pouvoir créer une offre et un discours commercial : valeurs, histoires et solutions aux problèmes de ta niche. Pour que cette offre soit efficace et irrésistible, il est important de comprendre les véritables enjeux et bloquages que rencontre la cible sur laquelle tu t’es fixé(e). Pour se faire, il est nécessaire d’apprendre à la connaître, ouvrir le dialogue avec elle. C’est une aventure humaine, avant tout. Si ta cible pense qu’elle peut se passer de ton offre ou est insensible à ton discours commercial, c’est qu’ils ne sont pas adaptés.
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Définir une fourchette de tarifs

Fixer une fourchette de prix pour les services que tu vas proposer est essentiel. Cela va te faciliter grandement la négociation de tes tarifs. Pour définir une fourchette, c’est très simple : crée 3 niveaux de prix par prestation que tu proposes avec à chaque fois des options différentes.

3 prix différents correspondant à 3 gammes, de la basique à la premium. La basique correspondra à ton service d’entrée de gamme, c’est à dire à ce que tu proposes de moins cher et avec le moins d’options. L’intermédiaire correspondra à un service plus fourni que la basique, et la premium à la gamme la plus complète.

Lorsque tu seras face à ton client pour la première fois (ou par téléphone), demande lui de t’expliquer pourquoi il a besoin de toi. En fonction de la ou les prestations nécessaires, tu pourras donner une fourchette de prix et les options qui vont avec. Proposer du concret, des solutions immédiates, est rassurant pour un client. De plus, tu lui laisses la liberté de choisir la formule qui lui convient, tu n’imposes pas un seul prix fixe comme c’est souvent le cas.

Trouver un nom pour son activité

Au début de ma vie d’entrepreneuse, je ne pensais pas que le nom de ma société pouvait avoir une quelconque importance. Pourtant, il en a une. Lorsque tu choisis une niche, il y a des mots ou des sons qui y font forcément écho. Fais des recherches et positionne ton nom au plus près de ce que tu vends. Le nom est une partie de ton identité, il doit avoir un sens et être compris facilement par tes futurs clients.

Créer son identité visuelle

Une fois le socle stratégique et le nom en place, tu as tout ce qu’il te faut pour démarrer ton branding. A toi d’étudier en profondeur ce qu’aime voir ta cible, les codes graphiques qui vont pouvoir appuyer tes valeurs, et aussi découvrir ce que font déjà tes concurrents. Fais des tests, explore. Chaque visuel, couleur, typographie doit avoir un sens.

Créer un modèle de devis, de cession de droits et de facture

Une fois que tu as l’identité, et notamment le logo, tu es prêt(e) pour la partie administrative et juridique (pas toujours très fun, je suis d’accord). Crée un modèle (ou template) de devis et de facture va te permettre de ne plus avoir à le faire pour chaque client.

Un conseil pour la mise en page : fais très simple et tout en noir et blanc, cela évite une consommation excessive d’encre à l’impression et le document restera très clair. J’ai créé un guide complet pour t’aider à créer un devis qui fait vraiment la différence, si tu le souhaites. Il est à télécharger dans les ressources.

Définis à l’avance dans ton devis les clauses que tu souhaites faire appliquer pour le projet : délais et mode de paiement, demande d’acompte, prix de retours supplémentaires, conditions d’achat de typographie ou photo supplémentaires, confidentialité, exclusivité, cessions des droits d’auteur… Tu peux mettre énormément de conditions dans un devis. Une fois signé, il engage ton client à respecter ces conditions.

Concernant le droit d’auteur, il est nécessaire d’avoir en ta possession un modèle de contrat de cession de droits, afin de pouvoir le remplir à chaque projet et permettre à ton client d’utiliser légalement tes créations. Un contrat de cession se doit d’être précis, il faut donc faire attention à ce que tu mets dedans. Les obligations pour une cession valide : préciser les différents droits cédés, leurs utilisations (supports, formats, exemplaires…). Si tu es totalement perdu sur le sujet, je t’aide à maitriser la cession de droits et tout ce qui concerne le droit d’auteur dans une formation adaptée aux graphistes indépendants.

Concevoir un site web efficace

Le site web est ta vitrine virtuelle. Au premier coup d’oeil, on doit se rendre compte qu’il est en alignement parfait avec ta charte graphique : couleurs, typo, illustrations, photos…

Ensuite, tous les textes doivent être minutieusement travaillé. En fonction de ta niche, des valeurs que tu prônes et de ton offre, rédige un discours commercial qui donne envie à ton client d’en savoir plus. Evite les tournures bateaux, sois sincère, donne des conseils utiles et questionne ton client dans certaines de tes phrases. Exemple : « et si, sans le savoir, votre stratégie sur les réseaux sociaux n’était pas assez efficace ? »

Enfin, évite d’utiliser un langage que tes futurs clients ne comprennent pas. Utilise des mots simples ou explique avec gentillesse. Aucun client n’aime qu’on lui fasse la morale.

J’ai déjà rédigé un article pour créer un portfolio efficace. Je te propose de le lire pour rentrer plus en détail sur le sujet.

Définir une routine commerciale

Un business qui fonctionne ne peut se passer d’une routine commerciale. Attendre que les clients viennent à toi grâce à ta visibilité sur les réseaux, des partages, ou la mise en ligne de ton site internet, n’est malheureusement pas efficace. Il est nécessaire d’aller vers tes futurs clients.

Oubli le cliché de la prospection par téléphone où tu te fais raccrocher au nez au bout de 20 secondes. Échanger avec les autres peut se faire de bien des manières. L’essentiel est d’être passionné et ouvert aux autres.

J’ai rédigé un article sur ma routine commerciale si le sujet t’intéresse. Tu trouveras des astuces pour te créer petit à petit un réseau et démarcher de nouveaux clients. Je propose également une formation avec mentorat 1:1 appelée Passage 23 pour aider les designers indépendant(e)s à maitriser cette partie parfois épineuse de leur business.

Créer un guide de bienvenue

Je n’utilise un guide de bienvenue que depuis récemment, et je dois avouer que cela change ma vie. Bon, j’exagère, mais tu vois l’idée.

Un guide de bienvenue est un document que je fournis à tous mes nouveaux clients ou prospects. Que contient ce guide ?

  • Mon histoire et pourquoi j’ai créé mon activité
  • Une présentation de mon activité : cible, positionnement, offre
  • Mon expertise et les effets bénéfiques pour la marque du client
  • L’histoire et les visuels de deux projets passés (mise en situation)
  • Une liste des mes prestations phares et une fourchette de prix pour chacune
  • Mon processus de travail
  • Des conseils pour nous aider à communiquer et formuler des retours productifs sur les travaux
  • Les conditions que je demande pour démarrer un projet

Comme tu peux le constater, ce guide est épais et complet. J’aime être transparente et claire. J’explique que mon savoir-faire n’a rien de magique et j’encadre chaque collaboration avec soin.

De plus, en fournissant ce document à chaque prospect, je montre quel type de collaboration je recherche. Ceux qui se sentiront en adéquation avec le contenu proposé seront charmés et voudront en savoir davantage ou me rencontrer. C’est souvent ainsi que de belles relations professionnelles se construisent.

Préparer un modèle de brief complet

Auparavant je fonctionnais avec un questionnaire simple : informations essentielles sur le client, sa demande et les options qui vont avec, des inspirations qu’il aime ou n’aime pas…

Les réponses m’aidaient à créer de beaux projets, néanmoins ce système me privait de plusieurs choses essentielles pour mon business et celui de mes clients. Voici les inconvénients :

  • Il ne me donnait aucune liberté pour diagnostiquer si la demande du client était en adéquation avec son besoin.
  • Je n’avais pas connaissance du problème profond.
  • Je n’avais pas les objectifs derrière cette demande.
  • J’oubliais la cible de mon client dans le processus d’analyse et de création.
  • Je me plaçais en exécutante et non en experte.
  • Je n’avais aucun levier pour négocier.

Après avoir pris conscience de ces freins, j’ai donc adopté un nouveau système : un dossier brief complet. Je fournis ce document après le kit de bienvenue, si le client est emballé à l’idée de travailler ensemble. Dans ce dossier, j’apprends véritablement à le connaître. J’ai créé tout un panel de questions sur l’activité, la cible, les aspirations, les expériences importantes ou encore le bien être de l’entreprise de mes futurs clients. Grâce à cela, j’ai entre les mains un carnet de route pour établir les besoins du client et lui proposer des solutions efficaces.

Concevoir un dossier de présentation de projet

Ça y est, tes propositions de créations sont terminées et il te faut donc les présenter à ton client. Le pdf avec toutes les images est prêt, tu rédiges un email avec le document en pièce jointe et hop c’est envoyé. Une pointe de nervosité monte en toi et tu commences à te demander si le client va aimer. Tu espères qu’il y aura peu de retours, surtout si tu as négocié ta prestation à un prix au rabais.

Cette situation, je l’ai longtemps vécu et franchement… on peut mieux faire, je t’assure. Je ne dis pas qu’actuellement je n’ai plus de retours de mes clients, mais j’en ai peu et pas les mêmes qu’avant. Désormais, je travaille avec des retours constructifs et ciblés. D’où vient cette différence ?

  • Je suis expert dans mon domaine
  • J’ai un processus de travail très complet qui me donne l’opportunité d’être payée à ma juste valeur
  • J’explique mes créations avec un dossier de présentation

Un dossier de présentation de création permet au client de comprendre toute l’histoire : les raisons et objectifs derrière tes choix graphiques, chaque création avec sa grille de construction, quelques mises en situation grâce à des mock-ups… Tu dois montrer tout le travail effectué en amont dans un document propre et complet, pour éviter que ton client n’est à deviner ce que tu lui présentes. Avoir confiance en tes connaissances est le meilleur moyen de lever beaucoup de doutes chez ton client. Il va se sentir entre de bonnes mains et c’est justement le but de notre métier.

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Etablir une stratégie de développement commercial https://www.blandeen.com/etablir-une-strategie-de-developpement-commercial/ Fri, 05 Jul 2019 09:28:28 +0000 https://www.blandeen.com/?p=2452 L’article Etablir une stratégie de développement commercial est apparu en premier sur Blandeen.

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Le terme « stratégie de développement commercial » m’était encore inconnu il y a 2 ans. Ne pas avoir de stratégie rend petit à petit les choses difficiles. Généralement, il y a peu de possibilités d’évolution dans ton activité et tu finis par stagner. Je me rends compte désormais à quel point cela a été ma plus grosse erreur en tant que dirigeante de mon propre business et pourquoi j’ai autant ramé.

Ne pouvant pas revenir en arrière, j’ai su accepter tout cela et tourner la page. Quand on se penche bien sur la question, je suis sortie de mes études avec un diplôme de graphisme et communication visuelle, pas de commerce ou marketing. Mon cas est une généralité.

Un jour, j’ai décidé qu’il était temps que cela change. J’avais envie de concret, de bâtir une entreprise solide. Je rêvais de passer mon permis (je suis de ceux qui ne l’ont pas encore à plus de 30 ans), acheter un bien immobilier avec mon compagnon, ne plus m’inquiéter en permanence du mois suivant, partir en vacances… Et il faut dire aussi que j’étais bouffée par le stress. Vivre sans stratégie de développement commercial, c’est vivre au jour le jour et ne pas pouvoir faire de plan sur le long terme. C’est d’ailleurs exactement pour cela qu’à maintes reprises j’ai failli abandonner et même songé à me reconvertir.

Le problème ne venait pas de mes capacités à faire correctement mon travail de graphiste, ni de mes tarifs, mais bien du fait que je ne dirigeais pas mon entreprise dans le sens de la croissance. Rappelle-toi que nous avons les deux casquettes (voire plus) en même temps.

J’ai fait le bilan de mes années précédentes, et décidé de me lancer pour investir dans mon avenir. Je me suis fixée plusieurs objectifs, puis lancée dans la création de ma stratégie. Les résultats n’ont pas été immédiats, mais j’ai vu de net améliorations à partir de 6 mois d’investissement.

Qu'est ce qu'une stratégie de développement commercial ?

Une stratégie de développement commercial est une méthode pour réconcilier vos ressources avec vos objectifs par l’intermédiaire d’un plan d’action. Ce plan va vous permettre d’exploiter au maximum vos ressources et capacités pour obtenir des résultats beaucoup plus efficaces et donc atteindre vos objectifs. L’un des atouts majeurs d’une stratégie de développement commercial, c’est que tu peux enfin savoir où tu vas. Tu ôtes ainsi beaucoup de doutes inutiles sur tes épaules déjà bien chargées.

Pour se faire, il est nécessaire de passer par ces 3 étapes :

  • Définir le socle stratégique : ton client idéal, ton positionnement, ton ou tes offre(s)
  • Mettre en place une stratégie de croissance : comment trouver et convertir de nouveaux clients
  • Fructifier et fidéliser tes acquis : générer du chiffre d’affaire grâce à tes clients existants, ou ton réseau fidèle

Un business économiquement viable

Afin d’avoir un business économiquement viable, il faut passer par la définition de son socle stratégique. C’est indispensable car le développement commercial de ton entreprise doit se nourrir d’une base solide et claire.

  • Définir son client idéal

J’ai déjà abordé le sujet dans un article précédent, je te recommande de le lire car il aborde précisément comment le définir. J’ajouterai ici que sans client idéal tu ne peux pas créer de contenu efficace sur tes réseaux ou même tes outils de prospections. Je vais même aller plus loin, sans définir ce client idéal, tu vas naviguer à l’aveugle indéfiniment. Pourquoi ? Lorsque tu crées du contenu, ce n’est pas pour toi mais pour ton client idéal. Si tu veux travailler avec des fleuristes, il va falloir parler de sujets qui les intéressent sur tes réseaux, aller à leur rencontre et échanger (salons, ateliers…), rentrer en contact avec eux par email et adapter ton approche.

  • Se positionner

Le client idéal est-il susceptible d’acheter tes produits ? En ferait-il la demande ? Techniquement, oui. Le graphisme étant avant tout un outil de communication puissant, il peut répondre à beaucoup de problématiques liées au monde de l’entreprise : image de marque, supports de prospection, packaging, réseaux sociaux… il y a du choix ! Néanmoins, pour te positionner, il va falloir définir une porte d’entrée plus précise. Qui es-tu ? Quelles sont tes valeurs ? Quelle gamme de prix choisis-tu ? Tu dois affirmer ta différence. Se spécialiser = mettre en valeurs tes meilleures compétences = confiance en soi = aura vertueuse = attractivité. La boucle est bouclée !

  • Ton ou tes offre(s)

Qu’est ce qu’une offre, concrètement ? Et bien, c’est avant tout et essentiellement une solution adaptée à ton client et à sa situation. Trouver son offre demande de connaître son client sur le bout des doigts, de savoir ce qu’il ressent et vit. Proposer une offre qui fonctionne c’est permettre à ton client de se libérer d’un poids qui le bloquait dans sa croissance ou son épanouissement.

Une vision à long terme

La chose dont je souffrais beaucoup était le manque de vision à long terme. Je ne suis pas du genre Carpe Diem quand il s’agit de mon travail. Néanmoins, avec le format freelance, je prenais les projets au compte goutte (même de clients récurrents) sans vraiment bâtir de socle stratégique. L’avenir était globalement synonyme de flou plus qu’autre chose. Tu vis d’ailleurs peut-être la même situation en ce moment, et crois-moi tu n’es surement pas seul(e).

En définissant ma stratégie de développement commercial, je bâtis désormais pour dans 6 mois et même jusqu’à 2 ans. C’est quand même très différent. Je vais enfin partir en vacances beaucoup plus sereine car mes clients seront là à mon retour. J’aurais même l’occasion d’en trouver de nouveaux.

Comment est-ce possible ?

Il n’y a absolument rien de magique. Premièrement, je signe désormais des contrats sur 3, 6 ou 12 mois avec mes clients. Je travaille de moins en moins au one-shot et je favorise le partenariat. Je prends le temps de bâtir avec chacun une relation épanouissante. J’aime discuter avec eux, les guider et leur apporter mes conseils, rire avec eux quand l’occasion se présente. Ce sont plus que des clients, ce sont des gens avec qui je partage du temps et des expériences fortes. Ils voient de la valeur dans l’expertise que je leur offre.

Ensuite, je me crée de nouvelles opportunités chaque semaine grâce à une routine commerciale élaborée en amont dans ma stratégie de croissance. J’ai désormais le choix de saisir les opportunités qui me correspondent.

Si tu souhaites discuter de soucis liés à ton activité directement avec moi

je suis disponible par email, n’hésite pas !

Une routine commerciale simple

Pendant de nombreuses années, je fonctionnais beaucoup au bouche à oreille et avec des amis d’amis, ou même des connaissances. Des clients me recommandaient parfois ce qui me permettait de signer de nouveaux contrats. Néanmoins, je ne prospectais pas particulièrement, car j’étais mal à l’aise à l’idée de contacter des personnes pour leur proposer mes services. J’avais peur de les importuner. Conclusion, il m’est arrivé de gagner correctement ma vie mais c’était toujours de manière aléatoire et temporaire. Je n’avais aucun contrôle.

Depuis aussi longtemps que je m’en souvienne, je suis introvertie. Ceci n’étant pas un problème, c’est ainsi. L’aspect bloquant de la situation était que je n’arrivais pas à parler de moi ou de mes compétences. J’avais beaucoup d’appréhensions et je n’avais pas confiance en moi. Après avoir entrepris un gros travail, j’ai réussi à me libérer du poids que je mettais dans le regard des autres. Cela à changer ma vie personnelle autant que professionnelle. Discuter avec de nouvelles personnes, expliquer les atouts de mon travail ne me pose plus de problème aujourd’hui. Je tiens à préciser quelque chose, attention je ne suis pas devenue un monstre d’extraversion. J’aime ma tranquillité et n’arpente pas 500 soirées par mois. Par contre, je n’ai plus peur des autres et de leurs potentiels jugements ou remarques.

1) 30mn par jour

Parenthèse faite, rentrons dans le vif du sujet : ma routine commerciale ! Concrètement, elle me prend en moyenne 30mn par jour. Pas plus, car sinon je n’aurais pas le temps de faire le reste de mon travail. J’ai décidé d’en faire une habitude quotidienne pour créer une régularité dans le développement de mon entreprise. Les ressources dont j’ai besoin : mon expertise, un réseau de personnes, ma personnalité (je reste moi-même en toute circonstance).

Avant de commencer je m’imaginais un truc très chronophage où j’allais devoir passer ma vie au téléphone à me faire rembarrer. Mais en fait, pas du tout. L’objectif n’est pas d’assaillir ta cible d’email ou de publicité mais bien d’aller à sa rencontre et de partager.

2) Préparation du terrain en amont

Pour te lancer dans ta routine, il va falloir préparer le terrain, tout ne se fait pas instantanément. L’objectif est de nourrir ton réseau existant qu’il soit proche (amis, familles, partenaires) ou périphérique (connaissances, abonnés, membres d’un club…), et de le répertorier.

  • Définir une dizaine de personne à rencontrer

Chaque mois, fais une liste de 10 personnes à rencontrer : partenaires, membres d’un club, personnes dont vous admirez le travail… Que ce soit autour d’un café, à un atelier spécifique, un salon, chaque occasion est bénéfique.

  • Créer un profil sur plusieurs réseaux sociaux

Afin d’avoir une visibilité et d’être visible sur plusieurs canaux, pense à créer un profil sur Facebook, Instagram, et LinkedIn au minimum. Ce n’est pas indispensable en soi, mais c’est quand même extrêmement utile. Cela va te permettre de contacter des profils qui te plaisent par message privé, et échanger de manière désintéressée sur leur activité. Ne joue pas la carte de l’opportuniste, cherche simplement à apprendre à connaître ces personnes.

  • Adhérer à des clubs ou groupes privés où se trouve ton client idéal

Quand j’ai commencé, je pensais qu’il fallait essentiellement aller à des soirées networking. Le problème est que souvent ton client idéal ne fait pas parti des gens que tu vas rencontrer. De fait, tu crées du réseau certes influent, mais pas directement avec les personnes qui t’intéressent. De plus, tu te concentres souvent uniquement sur des échanges business au lieu de t’immerger dans la vie quotidienne de ta cible.

Je te conseille donc dans un premier temps d’adhérer à des groupes facebook, par exemple, où se trouve ton client idéal. L’objectif est d’échanger un maximum. Partage des articles qui peuvent les intéresser, mets-les en relation avec d’autres connaissances à toi tu sens que cela peut les aider, et bien sûr crée du lien. Tu feras de belles rencontres, même si elles sont virtuelles, et cela fait beaucoup de bien. Tu t’entoureras d’une belle énergie.

Ensuite, prends des cours et participe à des ateliers où se trouve ton client idéal. Si tu as bien fait ton travail en amont, ce ne sera pas un problème pour toi car tout naturellement tu seras dans ton élément et aimera l’univers dans lequel tu es plongé car il te passionne tout autant que ton propre métier.

  • Organiser un suivi des rencontres

Une fois que tu as fait pas mal de rencontres et que tu te sens bien, il est important de les répertorier dans une base de donnée. Nom, email, activité, niveau de vie, ses aspirations, les problèmes qu’elle semble rencontrer, ses centres d’intérêts (…) Grâce à ce fichier, tu vas pouvoir comprendre encore plus en profondeur ta cible et par la suite introduire naturellement ton offre au fil d’une conversation, dans un email ou un message. Tu ne seras donc plus dans une position où tu quémandes pour qu’on accepte ton devis mais plutôt dans une proposition. Plus de stress car tu as potentiellement 10 ou 20 autres clients à côté qui pourront accepter ton offre.

3) Des actions quotidiennes

Chaque jour, et ce pendant donc une trentaine de minute, tu vas effectuer quelques actions par-ci par-là pour faire fructifier toute cette préparation.

  • Action n°1 : Envoyer un email ou un message pour prendre des nouvelles d’une personne de ton réseau

Simple, efficace et sympathique. Propose lui un café, de s’appeler dans la semaine, souhaite-lui un bon anniversaire si c’est le jour J, félicite la personne pour son nouveau job… Il y a beaucoup de possibilités et cela fait très plaisir, à toi et à ton interlocuteur. En tout cas pour moi c’est le cas. J’ai cette fâcheuse tendance à (beaucoup) aimer parler !

  • Action n°2 : Envoyer du contenu ciblé et intéressant à quelqu’un

Grâce à ta base de donnée, tu connais les centres d’intérêt de ton réseau. Il est donc très simple de partager tes trouvailles à ceux qui sont intéressés. Attention, pas d’articles sur ton métier, mais bel et bien sur un sujet qui passionne ton interlocuteur et qui en plus de cela aura une utilité à ses yeux.
Un exemple : tu trouves un article pour se débarrasser des parasites qui inondent les plantes vertes et les font mourir. Bonne nouvelle, tu connais plusieurs personnes qui adorent les plantes mais les voit désespérément mourir sans explication. Peut-être est-ce le problème ? Tu peux donc leur envoyer l’article en leur disant que tu as pensé à eux en le lisant, et au passage tu prends des nouvelles. Ainsi, tu ouvres le dialogue. Easy.

  • Action n°3 : Faire le point chaque jour sur ta situation en cours

Afin de ne pas être perdu dans tes démarches de prospection, pense à noter te prévoir une to do list quotidienne chaque matin. Dois-tu relancer quelqu’un aujourd’hui, as-tu un rdv téléphonique à fixer, dois-tu répondre à un client voire le relancer ? Fais chaque tache de cette liste une à une et consacre toi uniquement à cela pendant un temps donné. Tu auras l’esprit libre. Je te conseille de ne pas en avoir plus de 5 par jour, sinon c’est très chronophage.

Passer de freelance à chef d'entreprise

Prendre en main ma stratégie de développement commercial m’a permis de passer de freelance exécutant à chef d’entreprise. Ce qui n’est pas la même chose. Etre indépendant n’est pas égal à entreprise en bonne santé. L’indépendance est avant tout la capacité à vivre correctement de son business et pouvoir choisir les opportunités qui te plaisent. Si tu n’arrives pas à te payer suffisamment, que tu stresses continuellement pour avoir des clients, que tu ne vends jamais aux tarifs que tu fixes et que tu ne construis pas un relationnel client épanouissant, c’est qu’il est nécessaire de procéder à quelques changements.

Définir une stratégie de développement commercial est une manière de réévaluer tes ambitions et de donner à nouveau du sens à ton envie d’indépendance. Tu travailles pour ton développement et ta croissance. Avoir une stratégie, puis ensuite constater les résultats, donne beaucoup d’énergie et de motivation. Tu te lèves le matin en te disant que tu sais où tu vas, ce qui est franchement agréable et apaisant.

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Un portfolio efficace : quel contenu proposer ? https://www.blandeen.com/un-portfolio-efficace-quel-contenu-proposer/ Wed, 26 Jun 2019 14:34:59 +0000 https://www.blandeen.com/?p=2262 L’article Un portfolio efficace : quel contenu proposer ? est apparu en premier sur Blandeen.

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Il y a quelques années, je pensais qu’un portfolio efficace c’était avant tout : en mettre plein la vue et présenter des projets. Sans penser au reste.

Je mettais donc plein de visuels que je trouvais beau, sans réfléchir à mes textes et aux moyens optimum de convertir un potentiel client qui passait par là. Nous sommes des designers, donc des personnes très attentives à l’esthétique, c’est normal.

Les mois passant, le taux de transformation de prospect à client par le biais de mon portfolio était très faible, et je ne comprenais pas vraiment pourquoi. Mes références étaient qualitatives… Pourquoi mes prospects n’avaient-ils pas le déclic ?

Une fois que j’ai compris la réponse, cela m’a paru évident.

Dans 90% des cas, un prospect souhaite travailler avec toi parce que tu lui exposes clairement les bénéfices que tu vas pouvoir apporter à sa marque. En parcourant ton site, il doit se sentir bien et pouvoir naviguer avec facilité. 

Lorsqu’un client vient te voir, il peut être dans l’obligation de “casser sa tirelire” pour s’offrir tes services. S’il n’est pas sûr d’obtenir une réelle solution à son problème grâce à toi, il fera demi-tour, même si ton style graphique est impeccable et à la pointe du moment. Les prospects recherchent plus qu’un portfolio, ils veulent comprendre quel prestataire se cache derrière l’écran. Une vitrine complète, un site.

Imagine toi dans sa situation et demande toi : “lorsque j’investie dans un ordinateur ou un outil très coûteux, qu’est-ce qui m’incite à choisir tel produit ou telle marque ?”. Généralement, tu te diriges vers ce qui est le plus sûr pour toi, là où tu te sens le plus rassuré(e). Tu investis rarement à l’aveugle ou sur une simple promesse. Dis-toi qu’un prospect agit exactement pareil.

Est-ce que tu commences à voir où je veux en venir ?

Un site vitrine clair

Je sais que tu as envie d’époustoufler ton futur client avec un site plein de transitions, effets et interactions visuelles, pourtant je te garantie que tout réside dans le “less is more”. Un prospect veut des informations précises : “est-ce un prestataire qui me comprend et a-t-il les moyens de m’aider ?”. De fait, le menu du site doit être visible et facile d’accès, le nom des pages très clair sur leur contenu, les projets du portfolio peu nombreux mais pertinents pour la cible que tu vises.

L’ambiance du site doit être immédiatement lisible et palpable par le prospect. Il doit comprendre qu’il est au bon endroit pour son activité. Si tu as bien travaillé ton positionnement et définis ton client idéal, tu dois savoir ce qu’il aime et donc aisément le retranscrire dans l’atmosphère du site. Si tu n’as pas encore réfléchi à cela pour ton business, je te conseille de lire cet article : Définir son client idéal, un atout formidable pour prospecter.

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Créer une page “FAQ” ou “Questions fréquentes”

Le portfolio ne fait pas tout. Pour avoir visité un nombre assez conséquent de sites internet créés par des designers indépendants, rares sont encore ceux qui mettent à disposition une FAQ. Pourtant c’est un moyen efficace de répondre aux doutes qui pourraient subsister dans la tête d’un prospect. Je te conseille donc de faire une liste des questions que tes clients te posent le plus souvent et de rédiger des réponses claires que tu pourras ajouter sur ton site. Rassurer et créer une relation de confiance doit être ta priorité numéro 1.

Savoir ce que tu fais au premier coup d’oeil

Lorsqu’un prospect visite ton site et étudie ton portfolio pour la première fois, il l’imagine comme un premier entretien. Ainsi, dès la page d’accueil il doit être en mesure de comprendre ce que tu vends pour ne pas cliquer sur la flèche en haut à droite. Il est donc préférable qu’elle contienne des informations essentielles qui vont lui donner envie d’aller plus loin dans le site et même revenir vers toi pour discuter de ce que vous pourriez créer ensemble.

Mets toi dans la peau de ton futur client et demande toi quels informations et arguments tu aimerais avoir sur la page d’accueil pour te donner envie, pour t’aider et te convaincre de travailler ensemble.

Des projets expliqués et bien présentés

Les projets présentés sur les sites que je consulte sont très beaux mais très peu expliqués. En regardant du point de vue d’un designer, tu sais concrètement ce qui a été fait, tu admires le style et l’exécution de job réalisé. Oui, c’est normal. Le problème est que tu ne vends pas à tes pairs. De fait, que voit le prospect en consultant tes projets ? Et bien il voit principalement des images.

Le prospect n’est pas designer, il ne connaît pas forcément la fonction de chaque chose et du pourquoi du comment tu as créé tel logo ou telle brochure. Il est nécessaire de lui raconter toute l’histoire : le contexte, le brief, les éléments graphiques créés un à un, le résultat, les bénéfices pour la marque plusieurs mois après ton intervention. N’hésite pas à contacter un client des mois après avoir collaboré pour lui demander si ce que vous avez fait ensemble a été efficace et utile. Je crois d’ailleurs qu’il n’y a pas meilleur moyen de savoir si tes compétences répondent bien aux demandes de tes clients.

Enfin, il est nécessaire de présenter les éléments de chaque projet proprement, et si possible de les mettre en situation à l’aide de mock-up. Plus la présentation donne envie, plus le prospect aura envie de lire ce que tu proposes et sera sous le charme.

Proposer un rdv téléphonique gratuit

Un prospect a des doutes, ce qui est tout à fait logique. Vous ne vous connaissez pas et il ne sait pas si cela va coller entre vous. Afin de désamorcer cette première bombe, je te conseille de proposer un premier rdv téléphonique gratuit d’environ 30 minutes sur ton site. Un client doit se sentir écouté. Le lien de confiance que tu vas instaurer est déterminant pour la suite. Tu auras l’occasion de lui poser un grand nombre de questions.

Grâce à ce coup de fil, tu pourras déterminer la situation de ton futur client et réfléchir aux offres que tu peux lui proposer. Tu vas également pouvoir adapter ton discours et tes réponses par la suite en fonction des blocages que tu as noté chez lui. Chaque client est différent (objectifs, enjeux, budget, personnalité) tu ne peux pas proposer la même chose à chaque fois.

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Définir son client idéal https://www.blandeen.com/definir-son-client-ideal/ Thu, 20 Jun 2019 16:30:37 +0000 https://www.blandeen.com/?p=2041 L’article Définir son client idéal est apparu en premier sur Blandeen.

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La question que je me suis le plus posée pendant des années, et parfois même dans des moments de doute ou de creux je me la pose encore maintenant : “comment trouver de nouveaux clients ?”.

S’il y avait une recette ou une réponse magique, je pense que tout le monde aurait déjà un business prospère à l’heure qu’il est. Trouver de nouveaux clients est le résultat de plusieurs facteurs cumulés. Cela demande de la patience et de s’investir auprès de ses prospects.

Pour comprendre ce qui s’adapte le mieux à tes futurs clients et à toi-même aussi, il faut tester des approches, se prendre des portes et tomber à côté. C’est désagréable, je confirme, mais tu apprends toujours pour la fois suivante. Il y a quelques années, je me rappelle avoir fait une campagne de “prospection” en envoyant des emails à droite à gauche, et n’avoir absolument reçu aucune réponse. Le gros zéro pointé… qui sur le moment m’a mis une bonne claque derrière la tête.

Avec le recul et l’expérience que j’ai maintenant, je me rends compte que je ne maîtrisais tout simplement pas mon sujet, et il n’y a d’ailleurs aucune honte à avoir si tu es dans ce cas aussi. Il faut apprendre, brique par brique, et cela tombe bien car ici on est là pour ça.

Une des premières étapes avant toute campagne de prospection est de définir son client idéal. Tu en as peut-être déjà entendu parlé d’ailleurs. Dans tous les cas, je te montre comment le définir aujourd’hui, grâce à cet article et au petit doc à télécharger. 🙂

blandeen-article-definir-client-ideal-designers-marketing-demarcher-prospection-graphistes-entraide-coworking

Un client idéal, petite définition

Un client idéal est un client avec qui tu es en phase sur plusieurs critères fondamentaux et avec qui tu souhaites donc travailler. Le client idéal est celui qui te met dans les meilleures dispositions de départ pour collaborer et sur lequel tu vas donc miser toute ton attention. Bye-bye la frustration post signature de devis remisé à 50%.

Nous sommes tous passés par là !
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Pourquoi le définir ?

Il y a plusieurs années je partais du principe que je pouvais bosser avec tout le monde. Je devais toujours m’adapter pour attirer un maximum de client. Le problème, c’est que souvent je n’aimais pas forcément le projet ou les gens avec qui je collaborais. Deux choses qui sont tout de même très embêtantes car résultat tu finis par perdre en motivation et envie.

Dresser le portrait de ton client idéal va te permettre de savoir à qui tu t’adresses et à parler le même langage que lui. Vous vous comprendrez plus facilement et vous pourrez créer du lien dès le début de vos interactions. Créer du lien est l’un des piliers d’une collaboration positive et “facile”. Définir son client idéal est une aide vraiment pertinente.

Comment le définir ?

Voici quelques conseils avant de télécharger et remplir le document que je t’ai préparé spécialement pour l’occasion.

Observer tes expériences passées

Si tu as déjà eu plusieurs collaborations avec des clients par le passé, que ce soit en indépendant, en stage ou en agence ; répertorie-les une à une. Ensuite, note chaque collaboration sur 10 et explique pourquoi en quelques lignes. Tu verras vite apparaître celles qui te correspondent le mieux.

Un budget en adéquation avec tes prestations

Il doit t’arriver très régulièrement de devoir négocier tes tarifs à la baisse car ton client n’a pas les moyens d’acheter tes services. Peut-être est-il temps d’aller chercher des clients qui ont un budget en adéquation avec ce que tu souhaites gagner ? Des clients potentiels, sache qu’il y en a partout. Renseigne-toi sur les ventes de ton prospect, son chiffre d’affaire…

Centres d’intérêt et valeurs

Avoir des centres d’intérêt et des valeurs communes aident beaucoup dans le processus, notamment pour nourrir le dialogue avec un prospect. Il faut que tu te sentes à l’aise avec les clients que tu recherches et leur domaine d’activité. N’hésite donc pas à choisir un terrain que tu connais bien et qui fait sens pour toi. Plus tu échanges avec passion sur leur activité, plus tes prospects porteront de l’intérêt à ce que tu proposes.

L’univers graphique

En regardant tes anciennes créations et collaborations, vois-tu un univers graphique ou colorimétrique marqué ? Sache qu’en fonction des couleurs que tu utilises, tu attires des clients différents. Pourquoi crois-tu que certains comptes instagram cartonnent bien plus que d’autres ? Ces comptes utilisent les mêmes tonalités de couleurs, la même ambiance, le même thème en repeat-one pour donner exactement ce que leurs audiences réclament. CQFD !

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Travailler sa confiance en soi : quels bénéfices ? https://www.blandeen.com/travailler-sa-confiance-en-soi-quels-benefices/ Tue, 11 Jun 2019 08:48:08 +0000 https://www.blandeen.com/?p=1969 L’article Travailler sa confiance en soi : quels bénéfices ? est apparu en premier sur Blandeen.

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La confiance en soi est souvent à l’origine de beaucoup de problèmes dans la gestion d’un business, même si on ne le sait pas. A un moment donné, je me suis rendue compte que mon manque de confiance me limitait énormément dans la vie, et notamment professionnellement. J’étais incapable de me vendre vraiment, je n’osais pas dire non et j’avais du mal à communiquer correctement avec mes clients. Bref, lorsque j’ai eu conscience qu’il fallait faire quelque chose (j’étais fatiguée de tout cela), cela a été très dur. Introvertie de nature et pas forcément à l’aise avec le changement… j’ai eu peur et beaucoup angoissé. Au bout de deux ans où j’ai dû balayer beaucoup de choses, je peux le dire, j’ai réussi à passer le cap ! Les résultats : je me suis sentie plus libre, mieux dans mes baskets, et débarrassée des conflits stériles (ô combien énergivores). Une fois le plus gros du travail réalisé, tout est une question d’entretien. La confiance en soi est comme une plante (le petit clin d’œil nature, je me suis sentie obligée), il faut en prendre grand soin car elle peut vaciller parfois, ce n’est pas une science exacte.

Chaque personne est unique et le travail est plus ou moins long. Je pense qu’il faut prendre son temps, ne pas viser la performance, car clairement cela bloque le processus.

Dans cet article, je te livre donc 5 bénéfices qu’un travail sur la confiance en soi a changé dans mon business, pour te montrer le positif et les choses importantes que cela peut débloquer.

Fixer des horaires de disponibilité

Quand j’ai démarré mon activité, je bossais souvent tard le soir, mais aussi les weekends, et je répondais à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Je donnais l’impression que j’étais en permanence disponible, prête à répondre à toute demande. Je pensais que cela faisait ma différence d’ailleurs. S’adapter 100% à ma clientèle me semblait logique. Au bout de plusieurs années, j’ai fini lessivé. Je recevais des demandes à n’importe quelle heure, et mes clients voulaient des réponses toujours plus vite. Quelle énergie dépensée pour si peu de bénéfices. Un jour je me suis dit « mais ne suis-je pas en partie à l’origine de tout ça ? ». La réponse est oui.

Confiance en soi : fixer ses disponibilités
Moment de flottement dans ma tête

Je voulais bien faire pourtant, tout comme toi j’imagine. Tu veux bichonner tes clients, qu’ils se sentent spéciaux et bien accompagnés. Tu as envie qu’ils trouvent ton travail génial.

S’il y a bien une chose que je peux te garantir, c’est que mes clients sont actuellement très satisfaits de mon travail, bien plus qu’avant d’ailleurs, et pourtant je ne leur réponds qu’entre 10h et 12h30, puis 14h et 18h30. Pourquoi ? J’ai besoin de manger au calme le midi, ne plus penser au travail continuellement, et le soir j’ai envie de consacrer du temps à mes autres passions, mon compagnon, ou encore mes amis.

Admettre que je ne peux pas tout faire

En sortant de mes études et après avoir travaillé en agence, j’étais plus ou moins un couteau suisse. J’ai proposé pendant plusieurs années un nombre incalculable de services : web design, identité visuelle, lettering, packaging, print… La totale. Pourtant, je n’avais pas plus de clients, ce qui était très frustrant. D’ailleurs, je me sentais obligée d’accepter tout et n’importe quoi, à n’importe quel prix. Le résultat était parfois loin d’être satisfaisant, que ce soit pour mon client ou moi. J’avais ce sentiment de faire un job vraiment moyen tout en ayant pas vraiment le choix.

Maintenant, je peux te le dire, on a toujours le choix. Il suffit de comprendre pourquoi tu vis cette situation. A un moment donné, je me suis demandée « Ai-je vraiment envie de faire toutes ces choses encore pendant 5 ans, 10 ans, 20 ans ? »,« qu’est ce que je maitrise le mieux ? », « qu’est ce que j’aime produire et qui est utile ? ». Ces questions là, aussi simples soient-elles, ont complètement changé ma vision des choses. Je ne voulais plus proposer un nombre incalculable de services, mais juste créer une chose que je savais très bien faire et dans laquelle je pourrais investir toute mon énergie pour me perfectionner encore et encore. Devenir expert dans ce domaine, en somme.

Pour résumer, tu n’es pas obligé de tout faire. Une chose suffit si tu la maitrises. Les gens viendront te voir pour cela, et tu n’auras pas besoin de les convaincre pendant des jours pour qu’ils souhaitent bosser avec toi. Lorsque tu démarcheras, tu sauras exactement quoi vendre. Tes campagnes de prospection seront donc diablement plus efficace.

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Comprendre sa valeur

J’en ai déjà parlé dans mon article Ma vie d’indépendante : ce que l’école ne m’a pas appris et c’est un point important. Comprendre la valeur de son travail et de ses capacités permet plusieurs choses capitales pour ton business : savoir te vendre sans peur ni gêne, facturer une prestation à sa juste valeur, avoir la confiance de ton client et son écoute, dire non si besoin.

Se vendre sans peur ni gêne

Savoir se vendre sans peur ni gêne demande d’être certain de son expertise. C’est donc pour cela que je te conseille vivement de te spécialiser dans une seule compétence. Plus tu travailleras cette compétence, plus tu auras confiance en ta valeur, et plus il te sera aisé de vendre ton travail et de le présenter sous un angle positif. Auparavant, je pensais que valoriser mon travail était égal à manquer d’humilité. Ce qui est faux. Quand un projet se passe bien et que le résultat est au rendez-vous, pourquoi vouloir le cacher et ne pas s’en servir pour trouver de nouveaux clients ? C’est de l’auto-sabotage.

Gagner la confiance de tes clients

La confiance de ton client et son écoute viennent de la confiance que tu dégages, et de la manière dont tu présentes ton travail. Cela parait ultra simple dit ainsi, et pourtant ! Plus ton process de travail est clair, inclusif pour ton client, et encadré, plus ce sera facile. Tu n’es d’ailleurs pas obligé d’être d’accord avec ton client sur tous les points du projet, et c’est là qu’il est nécessaire d’avoir confiance en soi.

Confiance en soi : savoir dire non

Dire non

Bonne transition pour parler d’un élément important dans son business : savoir dire non. Sincèrement, cela m’a pris tellement de temps pour le faire. Entre les retours en supplément que je n’osais pas refuser et que je n’arrivais pas à facturer, les négociations foireuses où je me retrouvais à gagner deux fois moins que la somme proposée au départ, ou encore les demandes en urgence totalement infaisable où je devais bosser toute la nuit… j’étais quelque peu frustrée par le travail. C’est d’ailleurs à cause de cela que j’ai failli lâcher mon business à plusieurs reprises. Dire non doit devenir normal et naturel pour toi à un moment ou à un autre. Tu ne passes pas à côté d’une opportunité lorsque la situation n’est pas gagnante pour toi autant qu’elle peut l’être pour ton client. Tu ruines ton énergie, ton envie, ta passion et ton estime.

Facturer une prestation à sa juste valeur

Enfin, j’ai décidé d’arrêter de facturer des clopinettes mon savoir-faire. Nous sommes actuellement dans une ère du toujours moins cher, ce qui est donc très difficile à gérer. Si je me suis spécialisée, c’est parce que je maitrise mon sujet. De fait, ce que je produis a de la valeur. Pour de vrai. Comme auparavant j’associais mon travail à une passion où je m’épanouissais principalement par l’acte de créer, je ne pensais pas à la valeur financière et matériel de ce travail. Sur le long terme, cela ne fonctionne plus. Le design est utile, il a une valeur marchande et le client qui l’achète va multiplier par 4, 6, 10 ou plus son investissement. Ce que tu crées va permettre à ton client de générer du bénéfice, ce qui n’est pas rien quand même !

Éviter la dépendance affective au travail

Le yo-yo émotionnel

Considérer mon business comme un job, et rien de plus, cela m’a pris 7 ans. J’attendais beaucoup de mon travail, et notamment de la reconnaissance. Au travers de mes clients, et surtout de leur satisfaction, je nourrissais ma confiance. De fait, j’avais beaucoup d’attentes et j’étais souvent déçue. Je leur donnais un pouvoir monstrueux, en y réfléchissant bien. A force de faire les montagnes russes, car c’est souvent le cas, je me suis rendue compte que mon travail n’était pas moi, ni une extension de moi-même, et qu’il fallait changer mon rapport à lui. Je ressentais cette frustration permanente de ne pas faire parfaitement les choses, comme si à chaque fois que je produisais quelque chose j’espérais ne pas avoir de retour. Un peu comme gagner le gros lot.

La question suivante m’est venue en tête : Et si un jour je changeais de boulot, ma vie s’arrêterait-elle ? Non, absolument pas, je trouverai autre chose. Il me fallait vraiment prendre du recul. J’ai donc commencé à comprendre que je ne devais plus avoir un rapport affectif à mon travail et plutôt nourrir ma confiance par mes propres moyens. Reconnaître mes qualités et mes défauts. Désormais, même si ce que je fais me plait beaucoup, je suis conscience que ce n’est qu’un travail.

S'épanouir dans d'autres sphères

Cette réflexion m’a permise de m’ouvrir à de nouvelles passions, et de m’épanouir vraiment. Fini les projets fictifs le weekend pour alimenter mon portfolio. J’en avais déjà bien assez pour démarcher. Deux projets peuvent suffire, il suffit de les présenter de manière attractive et qualitative. Désormais je m’occupe plutôt de mes plantes et de mon potager, je lis, je regarde des films. J’ai une vie. Le graphisme est mon business.

Voilà donc les 5 premiers bénéfices que j’ai vu grâce à un travail sur la confiance en soi. Sache qu’il y en a encore bien d’autres qui suivent : parler d’argent librement, se protéger juridiquement, accepter des projets ambitieux, ne pas avoir peur de l’autre, déléguer… Un peu de patience, ces sujets feront l’objet d’articles futurs.

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Ma vie d’indépendante : ce que je n’ai pas appris à l’école https://www.blandeen.com/ma-vie-dindependante-ce-que-je-nai-pas-appris-a-lecole/ Mon, 03 Jun 2019 08:23:59 +0000 https://www.blandeen.com/?p=1956 L’article Ma vie d’indépendante : ce que je n’ai pas appris à l’école est apparu en premier sur Blandeen.

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Je suis passée par plusieurs écoles post-bac, et toutes ces années m’ont été très utiles sur le plan théorique. Tout d’abord la fac, où j’ai fait une double majeure Anthropologie / Histoire de l’Art pendant 2 ans, puis l’école Bellecour, où j’ai étudié pendant 2 ans la communication visuelle, et enfin l’école Aries, où j’ai perfectionné mes acquis en design graphique pendant 2 ans.

Ma valise de connaissances en graphisme était donc bien pleine et je savais manier la suite Adobe comme ma poche. J’avais acquis également une bonne culture en art, design, philosophie ou encore sociologie. Je me sentais au top de ma forme.

Après plusieurs stages dans des agences, j’ai donc décidé de faire le grand saut : devenir indépendante et créer mon propre business. Cette envie, je l’avais depuis très jeune, sauter le pas ne m’a pas paru effrayant du tout. Pendant mes études, je m’étais créée un bon réseau de contacts grâce à l’associatif, j’ai donc pu démarrer facilement mon activité.

Pourtant, ma vie d’indépendante a été jalonnée d’embûches, de remises en question, et de rebondissements. Pourquoi ? Parce que 60% du quotidien d’un indépendant ne s’apprend pas forcément à l’école, mais plutôt sur le tas.

Démarcher des clients

Lorsque je suis sortie d’école, je ne m’en inquiétais pas outre mesure étant donné que mon réseau fonctionnait bien. Des années plus tard, je me rends compte de l’importance d’apprendre à démarcher : trouver ses clients, quel contenu leur proposer, quels supports créer pour leur montrer mon travail et surtout comment vendre mes services.

Lorsque j’ai commencé à le faire, je me sentais apeurée, intimidée, pas à la hauteur. L’idée d’entamer une discussion par écrit ou oral afin de vendre quelque chose me semblait intrusif et déplacé. Pas évident de démarrer avec une vision pareille. Pourtant, ce que tu fais est un métier, et tu es là pour vendre un service. Ni plus ni moins.

Chose que je ne savais pas non plus : démarcher prend du temps. Premièrement, cela demande des recherches. Je ne contacte que des clients avec qui je souhaite travailler et qui ont potentiellement besoin de mes services. Deuxièmement, je cherche comment les contacter. Enfin, plusieurs échanges se succèdent avant qu’un client valide la collaboration.

Tout ce temps, il faut l’organiser pour ne pas s’éparpiller et avoir la possibilité d’effectuer d’autres tâches en parallèle.

Savoir précisément avec qui je veux (et peux) travailler

Le nom exact en marketing pour définir cela est : trouver son coeur de cible. Au début de mon activité, je ne savais même pas ce qu’était une cible. J’aimais créer des logos, utiliser Illustrator et Photoshop, c’était cela mon métier. Alors oui, mais en tant que dirigeant de son propre business… pas que ! Et c’est bien là toute la différence. Tu n’es pas que designer, tu es aussi entrepreneur(e). Sans cible, comment démarcher et créer un business qui fonctionne dans la durée ? Comme je te l’ai dit plus tôt, je ne me préoccupais pas de cela non plus, donc cette question là ne se posait pas. 😉

Le coeur de cible, en marketing, est une catégorie de personnes à qui tu souhaites vendre tes produits ou services. Par exemple, tu peux choisir de travailler avec des PME de ta région (cible), et en particulier les bijoutiers (coeur de cible).

Déterminer ta cible et son coeur va permettre :

  1. D’orienter le message de ton business
  2. D’augmenter l’efficacité de tes recherches
  3. Devenir expert dans un domaine en particulier

Envie d’aller plus loin dans le sujet ? Cet article est fait pour toi : « Etablir une stratégie de développement commercial« .

Etablir des cession de droits d'auteur

Le droit d’auteur est un sujet épineux et complexe, pourtant il est nécessaire de mettre le nez dedans lorsqu’on est graphiste indépendant. Quand j’ai démarré mon activité, je n’y connaissais rien et ça me faisait un peu peur. En quoi ça consiste ? Comment le facturer ? Comment créer un contrat de cession de droits d’auteur ? J’étais perdue !

J’ai signé mon premier contrat dès mon premier projet en freelance. Je me rappelle, c’était pour un logo. La cliente m’avait fourni le contrat, je n’avais plus qu’à le signer. Je n’ai même pas cherché à comprendre son contenu, j’ai juste signé. Plusieurs années après, bien formée sur le sujet, je suis retombée dessus et je me suis rendue compte qu’il était complètement fake. Les closes n’étaient pas valides. Par chance, la cliente avait fermée boutique, pas de regret ou de problèmes en vue.

Si pour toi aussi ce sujet est encore très flou et complexe, je t’aide à y voir plus clair dans une formation appelée « Céder ses droits d’auteur ». J’explique comment fonctionne le droit d’auteur, comment rédiger en 5mn un contrat de cession valide et comment chiffrer tes droits si tu souhaites te rémunérer dessus.

Présenter un portfolio efficace

Au départ, je voulais mettre tout et n’importe quoi dans mon portfolio : mes réalisations d’étudiante, tous les projets réalisés pendant mes passages en agence, mes projets réalisés en indépendante et aussi quelques projets fictifs créés pendant mon temps libre. J’avais l’impression que plus il y avait de choses, plus j’étais compétente. Je me trompais. Il était au contraire difficile de comprendre ce que je faisais et avec quelle cible je voulais travailler. Encore une fois cela posait des problèmes pour démarcher des clients.

Au fur et à mesure des années j’ai donc compris que moins j’en montrais, mieux cela était. Mon conseil est le suivant : l’important est de montrer des projets qui correspondent à ce que tu veux vendre, même si tu n’as que quatre projets.

Quatre projets efficaces, bien présentés et expliqués, c’est déjà très bien.

Je te propose de lire l’article dédié à ce sujet pour explorer le sujet en profondeur : « Un portfolio efficace, quel contenu proposer ?« .

Comprendre ma valeur

Des designers graphiques, il y en a partout. Comment ne pas me sentir engloutie dans ce monde ? Est ce que je suis compétente ? Pourquoi j’ai l’impression que sur ce compte instagram tout est plus beau que mon travail ? Je me suis souvent posée ces questions, et bien d’autres encore d’ailleurs (bien plus dévalorisantes que celles-ci malheureusement). Cela ne me faisait pas avancer dans mon business, bien au contraire.

Avoir peur et se sentir en concurrence permanente avec d’autres designers t’empêche de comprendre ce qui fait ta valeur et tes atouts, car tu es obnubilé par les autres, et qui plus de façon négative. “L’herbe est toujours plus verte dans le champ d’à côté”, me disait ma grand-mère. Elle avait raison.

Qu’est ce qui fait ta différence ? Il suffit d’un petit quelque chose, contrairement à ce que tu peux penser. Et c’est juste là que réside tout ton potentiel. Est-ce ton style graphique, ton histoire, tes passions, une couleur, ton chien, ton process ? Il y a forcément quelque chose.

Gérer un client correctement

Quand je dis “gérer”, je veux dire faire en sorte que l’expérience entre le client et toi soit agréable et enrichissante. Pour en arriver là, je suis passée par plusieurs expériences négatives, qui parfois m’ont rudement secouée. Positivement, cela m’a permis au bout d’un certain temps de comprendre que je devais changer mon rapport à l’autre ainsi que ma perception de ce qu’est un business.

Ce changement a été possible en apprenant à (vraiment) écouter, rassurer, conseiller, négocier, mettre des limites, ne plus me définir au travers des retours négatifs ou positifs que l’on pouvait me faire et ne pas agir en fonction de mes émotions.

Enfin, j’ai compris qu’il ne fallait jamais hésité à demander même si au départ le malaise et la peur te dise le contraire. Que ce soit le budget qu’un client a en tête pour le projet, une recommandation ou les difficultés qui l’amènent vers toi, il faut en parler et obtenir des réponses claires. Souvent, les questions que tu n’oses pas poser sont justement celles qui devraient l’être.

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En quoi consiste le site Blandeen ? https://www.blandeen.com/un-nouveau-chapitre/ Fri, 24 May 2019 10:10:03 +0000 https://www.blandeen.com/?p=1872 L’article En quoi consiste le site Blandeen ? est apparu en premier sur Blandeen.

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Premier article de cette plateforme, ça y est, c’est du concret. Je l’ai longtemps imaginé ce moment, ce démarrage. Quelle sensation troublante et grisante à la fois. Est-ce que c’est ça sortir de sa zone de confort ? Outre-passer ses peurs et le connu pour sauter plus loin ? Peut-être.

« Blandeen », c’est le nom d’artiste que j’ai choisi pour démarrer mon activité. J’ai décidé d’appeler cette plateforme ainsi car c’est grâce à mon aventure passée avec ce nom que j’ai découvert tout ce que je sais maintenant.

Pour ce premier article, j’ai envie de partager les raisons et l’historique qui m’ont menée vers la création de cette plateforme. Je ne me suis pas levée un bon matin en me disant « mais c’est bien sûr, voilà mon destin ». Non, je ne suis pas là pour vendre du rêve, même si c’est toujours tentant.

D’ailleurs, je préfère te prévenir, je ne vais pas te proposer de potion magique pour résoudre toutes tes problématiques en un instant. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce n’est pas possible et ce serait mensonger. Je peux t’offrir des clés, des outils, mais le travail de fond, ce sera à toi de le faire.

Pourquoi avoir créé cette plateforme ?

Depuis que je suis sortie de mes études, et me suis lancée en tant que designer graphique indépendante, j’ai galéré. Non pas que je sois incompétente, mais il m’a manqué très vite des réponses et des connaissances. Beaucoup de connaissances.

J’ai toujours voulu créer mon propre business. A 18 ans, alors que j’étais en fac d’Anthropologie, je me rappelle que je rêvais déjà de cette vie, d’être indépendante. J’ai laissé tomber la fac pour des études de design graphique et communication visuelle. C’était ma passion. Après quatre années d’études, je suis passée par la case agence pendant plusieurs mois. On m’a fait une proposition d’embauche, j’ai refusé, et j’ai monté mon business dans la foulée. C’était couillu à l’époque, je l’avoue. Mais j’avais un bon réseau et quelques clients.

Au bout de plusieurs années, mon réseau s’est essoufflé et mes lacunes ont commencé à me rattraper. Comment démarcher ? Comment utiliser les réseaux sociaux pour trouver une audience ? Le marketing, qu’est ce que c’est au juste ? Ceci est un échantillon des questions qui commençaient à me tarauder sérieusement.

J’ai essayé des choses pendant des mois, en parcourant le net. Le doute a fini par s’installer, la dépression aussi. Je me sentais seule et paumée. Etais-je aussi nulle que cela ? Pourquoi cela ne fonctionnait-il donc pas ? Je mettais tant d’efforts. Le monde était bien injuste.

Et bien maintenant, je sais pourquoi. Je ne regardais pas forcément dans la bonne direction. Je n’avais pas toutes les cartes en main et surtout le recul sur moi-même pour le comprendre.

J’ai compris qu’il fallait que j’investisse financièrement dans mon changement et ma réussite. J’ai commencé une thérapie, acheté des livres et ressources sur le net, fait du coaching, appris de nouvelles connaissances en design (que je croyais maitriser) grâce à des workshops… Et puis, petit à petit, j’ai posé un regard neuf sur moi-même et sur les croyances qui étaient les miennes. Je continue à le faire d’ailleurs. C’est un investissement sur le long terme. Les bénéfices ne viennent pas tout de suite.

Un lieu de partage

Voilà 8 ans que je suis sur la toile avec mon business, et je peux te dire que j’en ai vu des horreurs. Irrespect, compétition, dévalorisation, parfois même menaces. Une combinaison assez toxique qui est monnaie courante dans notre société. Elle n’est néanmoins pas indéfectible. Il faut sauter la barrière et décider de ne plus jouer dans cette cours. Ce qui n’est pas forcément le plus simple, je te l’accorde, car c’est un cercle parfois vicieux.

Avec Blandeen, j’ai envie que les designers puissent se soutenir et se sentir soutenus. Loin de moi l’envie de faire de nous des victimes sur cette planète, je souhaite simplement offrir un coin où prendre du recul, trouver des réponses, pouvoir échanger et rencontrer de nouvelles personnes.

La solitude est d’ailleurs un élément que je n’avais absolument pas envisagé en créant mon business. Je pensais création, passion, grandeur et épanouissement. Sauf qu’au bout de quelques années, je me suis sentie très seule, ce qui n’a fait que nourrir mes doutes et mon syndrome de l’imposteur.

Ce que j'ai envie de proposer

Pour le moment, je souhaite proposer des articles pour vous raconter mon expérience et surtout les solutions que j’ai trouvé pour vivre de mon business. Il y a aura deux catégories d’articles : des connaissances en design graphique, et en business. Ce que je vais partager, je l’ai déjà testé. Les outils seront donc fonctionnels, il n’y aura rien d’expérimental.

Je souhaite également créer des templates gratuits. Pour commencer ce sera des modèles de devis ou facture, un guide pour votre premier rdv client… Et si tu aimes ce que je propose, je continuerai dans cette voie.

Enfin, je suis en train de construire un groupe d’entraide privé dans lequel les designers pourront se retrouver et partager, autant à l’écrit qu’à l’oral. Tu auras le choix. Si tu es seul(e) et que tu recherches de la compagnie au quotidien, tu pourras rejoindre le groupe à tout moment et discuter. L’objectif est de se soutenir, palier la solitude, montrer ses travaux, obtenir des retours constructifs pour évoluer, et pourquoi pas collaborer ensemble sur des projets.

Le début d'une aventure

Rien qu’en écrivant cet article, je me rends compte à quel point j’aurais aimé accéder et participer à une plateforme comme celle-ci. C’est bien aussi là l’avantage, je suis déjà passée par là.

Ce site est une manière pour moi de clore un chapitre de ma vie et d’en commencer un nouveau. Il est également une manière de valoriser les épreuves et les difficultés que j’ai vécu, donner une note positive à mon histoire professionnelle et personnelle. En achevant cet article, je suis touchée plus que je ne l’aurais pensée, et reconnaissante d’avoir l’opportunité de faire cela ensemble. Bienvenue à toi sur la plateforme, j’espère que tu trouveras les réponses que tu cherches.

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